SCÈNE VllI
ROGER, FERiNÂNDE
ROGER, en se contenant.
A qui parliez-vous? Je vous jure que je ne suis pas poussé par la jalousie... mais je veux savoir qui se permet f)e vous demander, à une heure du matin, ciiez moi? Quel est l'homme assez bêle pour commettre une pareille sottise! Et, vous, comment ne vous etes-vous pas dit que vous pouviez être surprise! C'est trop stupide, vraiment. {Vn temps.) A qui parlicz-vous?
FKRNANDE
l*eu vous importe.
ROGER, plus nerveux.
Eh bien, je vous fais le serment que vous allez me le dire, ^ll donne de la lumière.) Et n'allez pas croire que c'est parce que je crains le ridicule... du tout... mais je ne saurais admettreque la marquise de Montclarsse contiiiise comme une aventurière.
l•l•;li^A^DE Vos paroles ne me blessent pas.
HOùKh, ï. icliaulhint de l'iiis ou \<\h>.
Ah! vous pouvez vous vanl^r d'avoir t'ié vilo en besogne. Où sont-ils, vos airs crainlifs et vos yeux baissés? La petite fille sournoise que vous cliez n'a pu jouer son rôle jusqu'au bout! 11 était trop pesant. Vous n'en pouviez plus! Moi, je vous avais devinée dès les premiers jours. Sous votre robe de pensionnaire, se cachait une petite âme perverse! Ofi les autres lisaient : « Vertu », moi je lisais : « Mensonge ». l*our tous, vous arriviez neuve et voilée comme une vierge. Le voile était trop lourd, vous étouffiez dessous.
FERNANDE
Peut-être...
um.EW
Tendant des mois vous avez su vous taire. Don admirable! Pas un mot, pas une plainte! Vous lu'nimirz, di'^ioz-vous...
FEUNANDF
Certes... je vous aimais...
nOOKR
V^ous mentez... Le but était atteint, c'est tout ce que vous désiriez. En moins d'un mois, votre simplicité factice s'effondra, et subitement, aux