‹ Les marionnettes, comédie en quatre actesChapitre 120 sur 141 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

veux étonnés de tous, on vous vit transformée! Le sourire aux lèvres, la gorge nue, vous alliez coquetant avec celui-ci, flirtant avec celui-là!...

FERNANDE

Comme tant d'autres...

ROGER

Il s'agit de vous en ce moment, et non des autres. Il s'agit de mon honneur.

FERNANDE

Alors, à cause de votre honneur, il faut que je laisse fuir mes plus belles années! A cause de votre honneur, toute joie m'est interdite. Je vis à vos côlés, certes, et, parfois, vous daignez vous apercevoir que j'existe, et cela doit me sutfire? Rh bien, non! D'ailleurs, nous ne comprenons pas l'honneur de la môme façon.

ROGER

1/honneur...

FERNANDE

L'honneur, c'est le devoir et le respect de sroimème ! Faire d'une jeune fille sa femme, prêter serment, puis ellacer de sa mémoire l'acte qu'on vient dfi signer... Je me demande si c'est bien là l'honneur dont vous me parlez.

iOi LES MAlilONNETTES

uo(ii:iî Lorsqu'on s'appelle la marquise de Moniclars...

FERNANDE

Lorsqu'on s'appelle le marquis de Moniclars, lorsqu'on est aussi fier de son nom que vous l'èles, on ne méprise pas aussi insolemmenl un amour naïf qui s'oiïre passionnément à vous. Vous m'avez donné l'exemple, j'ai été votre élève, «'l j'ai profité de vos leçons. Tant pis si jo les ni bif^n ap|>rises.

ROGER

Vous allez me clire à qui vous parliez.

I f:rna>de Je ne vous dirai rien.

ROGER

Vous allez me dire à qui vous parliez.

KLUNAM)!';

Je ne vous dirai rien. Cet amour que vous avez refusé, j'avais le droit de le porter à un autre.

ROGER

Ce droit où l'avez-vous pris?

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