ACTE TROISIEME
FERNANDE, avec force.
C'est vous qui me l'avez donné... Ayez plus de mémoire. Et, cependant, durant des mois, j'ai lutté... car, quoi que vous pensiez, je vous ai follement aimé, je le jure devant Dieu...
ROGER
Ah! ah!
FERNANDE
El je n'ai jamais menti. Durant des mois, jai subi, sans rien dire, vos reproches immérités et vos humiliations. Vous en étiez arrivé à oublier que j'étais votre femme, et, devant vos amis, vous osiez parler de vos infidélités. Et pourtant, c'est vrai, j'ai eu le courage de me taire et do sourire. Vous auriez été trop heureux si j'avais pleuré devant vous et je ne voulais pas vous donner la joie de me voir souffrir. Eh bien, oui, sachez-le, j'ai souffert...
Vous meniez!
FERNANDE
Oui, j'ai passé des nuits à vous attendre, ne m'endormant qu'au petit jour, lorsque je vous entendais rentrer...
ROr,KR
Vous mentez! Vous mentez!
FERNANDE
Oui, j'ai tout accepté, tout supporté, et j'ai été assez lâche pour ne pas me sauver d'ici, car je vous aimais malgré tout...
ROGER
Ah! ah!
FERNANDE
Lorsque, par hasard, vous me preniez daus V()> hras, je fermais les yeux... pour vous voir lel que je vous désirais. Je me mentais h moimême!... Voilà où j'en élais arrivéo ! De la jeuno lillo que j'étais, vous aviez t'ait de moi une femme qui ne savait déjà plus l'âge qu'elle avait. J'étaivieille avant d'avoir vécu...
Dt's phrases!
FERNANDE
Mais, subitement, tout s'éclaira en m<ti! Et je me sentis revivre ! Je compris enfin que je venais d(^ von** juger.
ROGER
Vraiment?