‹ Les marionnettes, comédie en quatre actesChapitre 121 sur 141 · ACTE TROISIEME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIEME

FERNANDE, avec force.

C'est vous qui me l'avez donné... Ayez plus de mémoire. Et, cependant, durant des mois, j'ai lutté... car, quoi que vous pensiez, je vous ai follement aimé, je le jure devant Dieu...

ROGER

Ah! ah!

FERNANDE

El je n'ai jamais menti. Durant des mois, jai subi, sans rien dire, vos reproches immérités et vos humiliations. Vous en étiez arrivé à oublier que j'étais votre femme, et, devant vos amis, vous osiez parler de vos infidélités. Et pourtant, c'est vrai, j'ai eu le courage de me taire et do sourire. Vous auriez été trop heureux si j'avais pleuré devant vous et je ne voulais pas vous donner la joie de me voir souffrir. Eh bien, oui, sachez-le, j'ai souffert...

Vous meniez!

FERNANDE

Oui, j'ai passé des nuits à vous attendre, ne m'endormant qu'au petit jour, lorsque je vous entendais rentrer...

ROr,KR

Vous mentez! Vous mentez!

FERNANDE

Oui, j'ai tout accepté, tout supporté, et j'ai été assez lâche pour ne pas me sauver d'ici, car je vous aimais malgré tout...

ROGER

Ah! ah!

FERNANDE

Lorsque, par hasard, vous me preniez daus V()> hras, je fermais les yeux... pour vous voir lel que je vous désirais. Je me mentais h moimême!... Voilà où j'en élais arrivéo ! De la jeuno lillo que j'étais, vous aviez t'ait de moi une femme qui ne savait déjà plus l'âge qu'elle avait. J'étaivieille avant d'avoir vécu...

Dt's phrases!

FERNANDE

Mais, subitement, tout s'éclaira en m<ti! Et je me sentis revivre ! Je compris enfin que je venais d(^ von** juger.

ROGER

Vraiment?

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