‹ Les marionnettes, comédie en quatre actesChapitre 128 sur 141 · ACTE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME

>^<Mve! Devenir grotesque et lâche, à Foccasion! Ah! non, non, pas cela! Elle parlait de partir, ([u'elle parte donc! Peu m'importe, après tout, le nom de celui qui me remplace! Ce qui est fait est luit! Et la faute est commise! Ah! si je pouvais -.ivoir, pourtant! Si je trouvais!... Riez, Nizerolles, riez!... Mais si, riez donc, vous en mourez . d'envie! Je ne suis plus qu'un pauvre ôtre stupide et ridicule!

. MZEROLLES, lendremenl.

Mais non... et je vous comprends si hien.

ROGER

Et c'est ainsi depuis des semaines! oui, depuis lies semaines, j'ai passé mes soirées ici, à ses ( «Hés, sans oser lui parler! Tandis qu'elle lisait et que je faisais, moi, semblant de lire, mes yeux ne pouvaient se détacher des siens!... Tout en elle me révoltait jadis, tout en elle me bouleverse et m'attire maintenant. Cette femme dont la poignée (le main seule me glaçait autrefois... aujourd'hui, lorsque je la frôle, cette main, il me semble que mon cfiîur s'arrête et je ne trouve plus un mot!... ^ Je la fuyais!... Je la cherche!... Elle ne m'aime I plus, et voilà (|ue jo laime, à présent! Je me demande si j'ai toute ma raison et si je ne deviens pas fou!... J'ai envie de tout casser... de tout Itiiser... et je souffre comme un^ enfant! Vous

voyez, je vous avoue tout sans détours... je ne me cache pas!... je me montre à vous tel que je suis... j'ai mal... et je vous le dis!... Ah! Nizerolles, si vous vou"* don liez de co qni se passe on moi !

\l\ cache sa lèle dans ses mains.)

Si je m'en doute! Ah! mon cher pelil, vous n'êtes qu'un .débutant, et c'est voire première blessure!... Hier, vous étiez fort, sûr de vous, héroïque... Aujourd'hui, vous pleurez, vous n'êtes plus qu'un homme! Et cependant, je vous le jure, vous n'êtes pas ridicule.

ROGKR

Si.

NIZEROLLES

Moi iius>i, j'ai été lâche... fl puis apirs.' (Juel est l'homme qui n'a jamais pleuré devant une femme? Qu'on me le montre et je lui dirai qu'il est plus à plaindre que nous? Ce qui était ridicule, c'était de ne pas aimer à votre âge!... Pleurez donc toutes les larme» que vous auriez dû verser depuis longtemps déjà. . . vous êtes en retard ! Ah ! que ne donnerais-je pas pour revivre ces heureslà!... 'Ln silence.) Yoyons, ditcs-moi, qu'allez-vous faire?

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