ACTE QUATRIÈME
FERNANDE
Mon oncle, vos raisonnements me font pour!
FERNEY
Et dire que vous êtes toutes les mêmes! Vous cesse/ d'être femme au moment précis où vous devriez l'être cent fois plus. Quelle misère !
FERNANDE
Eh bien, je vous écouterai, dites-moi ce qu'il faut faire?
Ce que j'ai fait moi-même. Hagne tes années de bonheur comme j'tii gagné les miennes! Défends-toi jusqu'à la dernière minute, et surtout ne faiblis pas lorsqu'il le serrera dans ses bras. Je comprends, j'ai l'air de te raconter des histoires de l'autre monde et lu penses que je suis bien vieux pour savoir encore comment il faut s'y prendre pour se faire wimer. Tu te trompes. Les vieux cœurs, vois-tu, sont comme ces bons vieux chevaux qu'on attelle devant les plus jeunes pour leur apprendre leur métier! Il les guident, les calment, les rappellent à l'ordre... et savent aussi leur éviter toutes les pierres du chemin... Ils sont si souvent tombés!
Mon .>n-l.>'
FLRNANDE
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Moi aussi j'adorais ma femme, el pourtant elle ne m'aimait pas. Le début do mon mariage fut donc semblable au tien... avec cette différence que je n'avais, pour me défendre, ni la jeunesse, ni ta beauté. Je sus si bien la conquérir, cependant! Une pauvre petite lettre d'amour, écrite par moi, que je m'étais adressée, qui traînait sur ma table, il n'en fallut pas davantage pour qu'elle me trouvât tout de suite plus séduisant. Elle trut que je l'avais trompée, je le lui ai laissé croire, et ce ne fut que plus tard, lorsque je fus sur d'elle, que je lui avouai la vérité.
Alors, vraiment, si je disais à Roger que je l'ai I rompe...
FERNEY
Non !... ne lui dis pas que tu Tas trompé...
.Mors?
Ff:RNANDE
FERNEY
Mais ne lui dis surtout pas que tu ne l'as pas trompé.