FERNANDE, ROGER
ROGER entre, il a l'air gène. Il parle lentement, ne trouvant pas ses mots.
Pardonnez-moi... si j'ai troublé la conversation que vous aviez avec monsieur de Ferney... mais
les heures passent... j"ai diverses choses à régler avant mon départ... car on a du vous apprendre sans doute que je quittais Paris ce soir...
FERNANDE
Oui.
ROGER
... Et je ne voudrais pas attendre la dernière minute... Tout d'ahord, je vous prie de vouloir bien excuser mon emportement d'hier; j'ai perdu tout sang-froid , toute dignité, et ce n'est point dans mes habitudes. Et maintenant, avant de vous dire mes intentions, puis-je vous demander ro <|iir> vou« rofiipic/ fairo?
FERNANDE
Mais je ne sais pas... 4e n'ai pas encore réfléchi...
Ah!... Moi, j'ai eu tout le temps de penser. Nizerolles remettrn à mon notaire une lettre que je viens d'écrire. Hassurez-vous, il n'est question dans cette lettre que de vos intérêts, non des miens ; je lui annonce aussi mon idée arrêtée de me séparer de vous. Je parle d'incompatibilité d'humeur... jugeant inutile de lui donner la vraie raison... Vous m'approuvez, n'est-ce pas?