ACTE QUATRIÈME
FERNANDE
Je ne voudrais pas, Roger, vous adresser le moindre reproche, et cependant rappelez-vous seulement toutes les paroles blessantes que vous m'avez dites dès notre arrivée à Paris. Certes, vous avez été plus brave que je ne l'ai été... moi je vous aurais préféré moins courageux, je vous le jure. Avec quelle franchise vous m'avez crié que vous ne m'aimiez pas, que vous ne m'aimeriez jamais! Avec quelle netteté vous m'avez fait comprendre tout ce qui vous éloignait de moi... Mais voilà... c'est vous qui frappiez... vous ne vous souvenez plus...
ROGER, la lOte basse el faiblement.
Oui... oui... tout cela est juste!
FERNANDE
Et voilà que vous m'aimez maintenanl.
ROGER, (les larmes dans la voix.
Ah ! Fernande, pourquoi faut-il que vous m'ayez trompé !
• FERNANDE
Pourquoi faut-il que vous m'ayez si peu comprise! Ah! Roger!...
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Parle/, maintenant. Vous voyez liien que jo Juliette vos paroles! Je l'aime à la folie, enf«Mul<-ln ?. .. Ff jo <;pn< qno In làchof/' hk» ijasine !
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FKRNANDE
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A celle minute, j'ai besoin de savoir. Il faut que je sache; que vous soyez cruelle, peu m'importe! car seule la vérité me donnera le courage do m'rdoigner de vous. Est-ce dans un moment d»' folie que vous m*avez trompé? Dites! Dites!
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Voyez, c'est moi qui pleure devanl vous à présent; je me traîne à vos genoux, Fernande, parlez! Je vous en supplie! Dites-moi de partir, dites-moi que je n'ai jias l(» droit do rester.
FERNANDE
Si, reste, Roger, je veux que tu restes.