‹ Les marionnettes, comédie en quatre actesChapitre 29 sur 141 · ACTE PREMIEH · texte numérisé non relu

ACTE PREMIEH

FERNANDE

Oui, monsieur.

VAREINE

Monsieur Pierre Vareine.

FERNANDE

Monsieur. (Elle sonne le valet de pied.) Faites porter

cette dépêche... ^EUe va pour sortir, mais elle s'arrête ol

redescend.) Je VOUS demande pardon, monsieur... Je vais être très indiscrète... mais j'ai entendu votre nom si souvent, il m'est si familier qu'il m'a frappée, lorsque vous l'avez prononcé, comme un très vieux souvenir.

VAREINE

Vraiment?

FERNANDE

Je conçois que cela vous étonne... et j'ai peur de me tromper... cependant tout me dit que ci; doit être vous, monsieur, dont Ariette Lambrey me parlait si souvent autrefois.

VAHKINi:

Ariette... ma petite Yettel

FERNANDE

-Vllons... c'était bien vous!

LES MARK^NNETTES

VAHi:i>E

Vous la connaissez, madame?

FERNANDE

C'était, et c'est ma meilleure garnie, monsieur. Nous avions douze ans quand nous élions ensemble ;iu couvent. J'ai passé avec elle un(^ partie de ma jeunesse!... C'était vous, monsieur', c'était vou^ ([u'elle appelait si gentiment, si sérieusement : < Mon fiancé ». Le fiancé, c'était vous! Vous dévie/ .ivoir dix-iuiit ans. je crois *

\ Mi Kl M.

< Mii. -i peu près.

FERNANDE

Conmic elle vous aimait!

VARErNE

J'étais son grand ami!

FERNANDE

J'étais sa confidente. Je me rappelle qu'elle me relisait sans cesse une petite lettre que vous lui ' aviez écrite pour le jour de sa fête. Je la savais par cœur d'ailleurs, comme elle, et, souvent, je la lui récitais, y ajoutant pour lui faire plaisir des mots qui ne s'y trouvaient pas.

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