‹ Les marionnettes, comédie en quatre actesChapitre 38 sur 141 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

FERNANDE

Je regrette que nous soyons si dissemblables,

ROGER

11 est un peu tard pour vous en apercevoir.

FERNANDE

J'espérais qu'à force de patience...

ROGER

Vous n'espériez rien, car vous connaissiez mes sentiments à votre égard ! Cependant, malgré mon attitude et mon peu d'empressement, vous avez forcé les portes et vous vous ôtes installée à Monclars, Allons 1 j'ai vu clair dans voire jeu! Il a duré trois ans.

FERNANDE, avec force.

C'est faux ! C'est faux ! C'est faux !

ROGER

il a duré trois ans! Vous avez mis trois ans pour atteindre le but, et ma mère, à la longue, s'est laissé attendrir. Vous étiez sans fortune, mais vous étiez riche en vertu, et cela lui a suffi.

6*. i.KS MAUIU.NNETTES

l*as à VOUS, parail-il. Eh bien, je persiste à croire que la jeune HUe qui a grandi, vdcu loin (le tout, près d'un bravo homme qui lui a enseigné la simplicité, la pitié et lindulgenco — toutes ces vertus dont vous semblez faire fi — est dans la vérité. Elle arrive au mariage irréprochable, car elle apporte à son mari un cœur qui ne s'est pas elTrilé dans des amourettes multiples où on laisse toujours un peu de sa pureté.

HOGF.R

Des phraso> <!•' roman.

fer>a;4DE

Oui, je sais... plus une de. mes paroles ne trouvera grftce devant vous !

ROGER

Vous vous êtes trompée. Foriiande!

FERNANDE

Certes... car, à défaut d'amour, je- croyais rencontrer en vous un peu d'indulgence! Je «royais surtout que le foyer vous rapprocherait de moi, quand même, petit à petit.

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