ACTE PREMIER
FERNANDE
C'est pour cela que je vous mens depuis six mois ! Oui, je vousai menti... comme je me suis menti à moi-même. Oui, j'ai lutté de toutes mes forces... et j'ai tout fait pour vous cacher mes larmes !
FERNEY
Mais pourquoi?
FERNANDE
Si vous saviez les semaines que je viens de passer et combien de fois j'ai sangloté seule dans ma chambre ! Tous mes jolis rêves, mes beaux projets d'avenir, toutes mes espérances se sont envolées, une à une. Je n'ai que vingt-quatre ans et déjà il n'y a plus en moi la place pour une souffrance nouvelle !
FERNEY
Tu es folle, voyons!
FERNANDE
De m'être mariée, oui! d'avoir eu confiance en l'avenir ! d'avoir cru surtout qu'il pourrait m'aimer.
FERNEY
Mais il t'aime, j'en suis sûr!
LES MAHIOXNKTTES
FER.NANDi:
Non, non! Ah 1 s^i vous l'aviez vii, l'œil mdclrant. les poings sorrés conirao s'il eût voulu me briser! Si vous l'aviez enttMiJu me dire... Ah! tout ce qu'il m'a dit!... C'est l'intérêt seul qui m'a poussée vers lui, vous ontendez, mon oncle? Tout n'a été que calculs do ma part! Mo Ixmié est factice et mes allures sont louches !
Oh!
ikhm:v
FER>'A>DK
Oui, tout en lui se révolte! "Son, non, il ne m'aime pas ! Il me l'a crié de toute son ùme, et je suis déjà trop femme pour ne pas sentir tout ce qui h' sépare do moi !
FERNEY
Et lu nas rion dit! Tu as souffert en silonco !,.. Fernande, tu n'as donc ])]us confiance on moi?
Mon oncle !
FERNEV
Mon chéri !
FBRNANDi:
Suis-je donc si laide?