ACTE DEUXIEME
te faudra maintenant penser à ce que tu dis et ne plus dire ce que tu penses.
FERNANDE, en regardant Xizcrolles, et très tendrement.
Donnez-moi la main... non, pas celle de la poupée... la vôtre.
MZEROLLES, efi la prenant.
Quel malheur que le cœur ne vieillisse pas !
(A ce moment, une bande d'invités montent en courant l'escalier du fond et disparaissent. Ceux qui sont au salon suivent le mouvement. NizeroUes sort aussi. Monsieur de Ferney s'approche de Fernande.)
FERNEY
Tu t'amuses?
FERNANDE, très gaie.
Mais oui.
FERNEY
l'ii iufl<jnnos! Moi pas. Je les regai'Jais Unit à l'heure. Je les entendais surtout, je les Irouvais sinisires. Leurs rires et leurs propos donnent envie de pleurer. Tiens, ils me font l'elfet de leurs marionnettes. Ils ont la tète vide, comme elles, et, comme elles, ils parlent et s'agitent. On dirait qu'ils n'ont conscience ni des gestes qu'ils fonf, ni des mois qu'ils prononcent.
FERNANDE
Nous sommes tous plus ou moins des marionnettes, mon oncle.
FERMCV
Sais-tu que je ne te reconnais plus?
FERNANDE
<Juui-jt' donc de changé?
FERNEY
Tout! Quand je t'ai vue, ce soir, au milieu de tous ces hommes, allant, venant, riant, je me suis demandé si c'était bien là ma petite Fernande ! Et cette toilette! Tu as pris soin, avant de partir, de jeter un grand manteau sur tes épaules... et lu as eu raison... car je t'aurais dit de no point venir ici aussi peu velue que tu l'es.
FERNANDE
On vous a dit que j'étais mal?
FERNEY
Non.
FERNANDE
Alors?