ACTE DEUXIEME
Mais je ne puis m'iiabituer à ta transformation. Elle me fait l'effet d'un mensonge ou d'un défi.
FERNANDE
Mon oncle, il faudra vous commander un habit.
FERNEY
Laisse-là mon habil.
FERNANDE
11 est d'une autre époque.
FERNEY
Il me suffit amplement.
FERNANDE
Votre gilet n'est pas assez ouvert.
FERNEY
Ton corsage n'est pas assez fermé.
FERNANDE
Ne me grondez pas.
Fi:RNnv
Je voudrais bien savoir ce «[ui ï>c |»;isse dans cette petite tête... Je voudrais savoir aussi quel est ton but?
FERNANDE
Je n'en ai aucun. Je veux essayer d'être heureuse par n'importe quel moyen.
I IHNKY
Tu te grises?
FERNANDE, gaiement.
Mais non. Je sors le matin , l'après-midi, le soir; on me fait la cour, je m'amuse follement.
FERNEY
Lorsque tu prends ton air sincère, Fernande, c'est inouï comme on s'aperçoit que tu mens.
FERNANDE
Soit.
FERNEY
Pourquoi es-tu coquette?
FEFINANDK
Parce qu'il faut l'être. Pour plaire, une femme