‹ Les marionnettes, comédie en quatre actesChapitre 86 sur 141 · ACTE DEUXIEME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME

qui SG respecte doit devenir une femme qu'on ne respecte plus.

Et c'est toi qui parles ainsi?

FERNANDE

Je ne suis plus votre petite élève, nion oncle. On m'a changée d'école et j'ai vite appris les leçons qu'on m'a données. Ce qui m'aurait écœuré hier, je le supporte fort bien aujourd'hui, et le sale regard des hommes qui descend de mes yeux à ma bouche ne me fait même plus rougir.

FERNEY

Fernande...

FERNANDE

Oui, je ne suis plus pareille. Et, cependant, j'apportais en me mariant une âme neuve, ardente et un cœur débordant d'amour. Ah! pourquoi faire tout cela! Voyez-vous, quand on no peut pas faire sa vie selon son rôve, il faut faire son rêve selon sa vie. Il faut être parée aussi richement que possible pour se faire désirer et, si on veut de l'amour, le chercher ailleurs que sous son toit, dans une ou plusieurs aventures.

FERNEY

Toi, lu aimes toujours ton mari.

148 l.KS MARIONNETTES

FERNANDE, lair sincère.

Ah! grand Dieu, non! J'en fais le serment! C'est loin, ça!

FERNEY

Et tu n'aimes personne d'autre ?

Pas encore... mais cela viendra.

FERNEV

Fernande... Fernande... regarde-moi... non... regarde-moi bien en face... et, maintenant, ma Nade, dis la vérité à Ion vieil oncle. J|

FERNANDE, pleurant.

J'ai du cliagrin.

(Farandole. La bande des invités traverse par le salon se tenant par la main. Madajne de Lancey, qui est la dernière, prend en passant la main de Ferney et l'entraîne. Fernande s'élance en courant pour les suivre, mais Roger lui barre la route.'

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