‹ Les marionnettes, comédie en quatre actesChapitre 98 sur 141 · ACTE TROISIEME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIEME

NIZEROLLES

Rien.

BONMÈRES

Ah ! je croyais que vous me poussiez... madame de Jussy et la petite bossue, la princesse de Revers...

LA BARONNE

Vous serez très bien en Napolitain.

Oui, je crois que j'aurai assez de chic.

LA BAHONNE

J'en suis sûre.

lîOflER

Valmont ?

VALMONT

Cher ami?

ROGER

Soyez assez aimable pour dire à madame de Jussy qu'une forle migraine me relient à la chambre et qu'elle veuille bien m'excuser.

VALMOM

Parfait I

168 LES MAIUONXETTES

MZEROLLF.S, à mi-voix.

Dites donc, Montclars?

ROGER

IMait-ii?

NIZÈROLLES

Depuis ma dernière soirée, depuis un mois, par conséquent, c'est inouï le nombre de migraines (]\\o vous avez dt\jà fnos.

UOGEK

Je ne comprends pas.

Je suis si bête... Eh bien, moi, l'aulre soir, je vous ai très bien com[)ris. Nous étions assis tous deux sur cette terrasse, dans l'ombre, et nous écoutions religieusement la marquise qui était au piano. Elle nous jouait du Mozart et nous en jouait si bien que nous n'osions bouger. Et puis, ce soir-là, elle était vraiment divinement jolie! La lampe qui l'éclairait jetait comme de l'or dans ses cheveux ! De loin, sa bouche faisait l'ellet d'une goutte de sang! Tout son corps fr^'-missait, ses petits doigts semblaient courir les uns après les autres sur un ruban d'ivoire ! Us allaient si vite qu'on avait à peine le temps de les voir

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