‹ Les marionnettes du diable (volume 3)Chapitre 1 sur 15 · LES · texte numérisé non relu

LES

XAVIER DE MONTEPIN.

Annoncer un nouveau roman de l'auteur des Viveurs de Paris, des Viveurs de Province, et de la MaxMii floie^ c'est annoncer un nouveau succès. — L'immense popu larité du jeune et brillant écrivain grandit chaque jour et son nom prend place désormais à côté do ceux de Balzac, de Soulié, de Sand et de Dumas.

Les Marionnettes du Diable, nous le croyons fermement, dépasseront la vogue méritée de tous le.s autres livres du mC-me auteur. — Jamais en effet l'imagination puissante et dramatiqùè'qui a cr*éè tant de types étranges et de situationffémdrfVantes, n'a plus solidement tîssu la tratoe vigoureuse d'un roman saisissant , pasttonné , l)izarre , où des aventttres d'une incroyable originalité te succèdent et s'enchaînent de façon à tenir le lecteur haletant de curiosité et d'émotion depuis la première page jiisgu'à la dernière. — L'intérêt, poussé jusqu'à ses plus extrêmes limites, ne languit pas un instant, et, par un heureux mélange , le rire se mêle aux larmes et la gaîté à la terrer r.

Malgré son titre, le roman les Mariotmettes du Diable, n'est pas fantastique. — Le prologue seul se passe dans le royaume de Satan. — Les marionnettes sont de» hommes, et les ficelles à l'aide desquelles le Diable les fait mouvoir à sa guise , on le devine, ce sont les passions. — Avec une telle donnée le romancier devait faire un chef-d'œuvre. — Les lecteurs jugeront bien qu'il n'a point faibli à cette tâche.

LES EMiGRANTS

ELIE BEilTHET.

Parmi les romauciers les plus estimés de notre époque, M. Elie Berthet a su conquérir une place à part. Ses ouvrages, pleins de naturel, de vérité, de bon sens, paraissent être plutôt des histoires que des romans. Il ne donne pas dans le travers de certains autres écrivains 3q vogue, qui, à force de complications, d'événements bizarres et impossibles, arrivent à produire des œuvres aussi obsc.ires , aussi peu intelligibles que déraisonnables. Sa manière est celle du grand romancier anglais V^alter Scott, auquel on l'a ce nparé plusieurs fois; et, comme Walter Scott, tous SCS ouvrages sont frappés au coin d'une inoralité rigoureuse. Sans écarter les passions violentes, les fautes, les crimes qui existent dans la société humaine, et qui sont un des éléments da l'intérêt dramatique, il ne manque jamais de les blâmer et de les flétrir. Aussi l'appelie-t-on le romancier des famille* , et, en effet, tout le monde peut lire ses ouvrages, sans crainte de se souiller l'imagination, d'altérer son sens moral ou de s'endurcir le coeur.

Ces qualités da M. Elie Berthet sont surtout apparentes dans le beau roman les ltinigr(»ïts, que nous publions aujourd'hui. L'histoire est si simple, si vraie, si touchante, qu'elle semble réelle, et l'on croirait que le romancier a reçu les contidencos do quelqa'unes de 3es pauvres familles qui abandonnent leur sol natal pour a'io;" chercher a\ loin iiae vio plus douce et plus prospère. Les causes ordinaires de l'énr.«gration, les fatiguas . t les dangers auxquels s'exposent les émigrH'.its, leurs illusions naïves, leurs mécomptes, et souvent les catastrophes auxquelles ils suocooib'^ut, sont exposés avec une grande puissance et avec le plus vif intérêt. Aussi >^e doutons-nous pas q.ie le nouvel ouvrage do l'auteur dca G«f(vomh#j de Paris, de> dnuffeurs, du (iard'-Ckassc et de tait d'autres romaus qui ont mérité la faveur du imblic, n'obtienne en libraire un immense snccos.

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