TANCRÈDE DE NAJAC
Toulon* — Septembre 1769.
— ïl s'appelle Tancrède de Najac! — murmura Carmen, — il est noble !..
Elle savait désormais le nom de son protégé, comme disait Morales, mais ce n'était pas assez.
Elle procéda à l'exploration des deux poches du portefeuille.
Celle qu'elle visita d'abord renfermait une commission d'enseigne du vaisseau /e Foudroyant, au nom du chevalier de Najac, — commission signée par le ministre de la marine et contresignée par le vice-amiral comte de Tréville.
— Il est offKer! — pensa la jeune fille, — un enseigne devient capitaine de vaisseau,— un capitaine devient amirai, — un amiral devient ministre!.
Puis elle continua ses recherches.
De la seconde poche tombèrent trois
petits papiers , soigneusement plies et qui semblaient contenir quelque chose.
Chacun de ces papiers portait un nom tracé à la plume, sorte d'étiquette apposée sur un contenu mystérieux.
Voici ces noms : — Diane, — Sy Ivandire, — Marinelle.
— Que signifie cela ?. — se demanda Carmen.
Elle déplia les petits papiers et elle sourit en apercevant trois mèches de