ACTE PREMIER
MADAME DE FAÜVIGNY.
Je crois qu’il ne le médite plus ; il se réjouit de l’avoir joué. (Elles
rejoignent leurs maris au fond.)
GRAFFM ANN, so détachant du groupe des maris et prenant le milieu do
la scène.
Madame Graffmann ?
MADAME GRAFFMANN.
Monsieur Graffmann.
GRAFFMANN.
L’heure de votre bain approche.
MADAME GRAFFMANN.
J’aime à le penser.
Pour lors, écoutez : je vous défends de nager.
MADAME GRAFFMANN.
Et pourquoi, mon chéri ?
GRAFFMANN.
Parce que vous poussez trop au large et qu’à une certaine distance il n’y a plus de séparation entre votre bain et celui de notre sexe. Avez-vous saisi? A l’avenir, au lieu de nager, vous sauterez dans l’eau comme la plupart de ces dames ; c’est très-gracieux et suffisamment salutaire.
MADAME GRAFFMANN.
Mais...
GRAFFMANN.
Silence! Je déleste la contrariété... obéissez... ou plus de bain.
MADAME GRAFFMANN.
Cela suffit, mon cher époux.
GRAFFMANN.
A la bonne heure. (A part.) Comme elle est dressée 1
MADAME GRAFFMANN, bas, à Crocbart, qui a passé k gauche.
Derrière les cabines... J’ai à vous parler.
CROCHART.
J’y serai, belle dame, j’y serai. (M. et madame Grafîmana s’éloignent vers le fond.)