ACTE DEUXIÈME
fort adroit, vous verrez! ah! monsieur ne rit plus! monsieur comprend que je puis ne pas être ridicule une épée à la main, si je sais m’en servir... Ridicule, moi? Eh! monsieur, ce n’est pas ma bosse que je vous présenterai, c’est mon cœur.
LAMBERT
Eh bien, je suis à votre disposition si vous le désirez.
Oui, cornes et bosses, je le désire. (Se promenant, agité.) L’ingrat!... je travaillais à son bonheur... je voulais la lui donner... Elle, elle 1 s’il pouvait savoir... Mais non, à quoi bon lui dire cela?U ne comprendrait pas I voilà bien les hommes! parce que la forme est laide, parce que l’enveloppe est défectueuse!... ils croient qu’il n’y a rien là, làl (il sefrappcle cœur*.) Si, il y a quelque chose, il y a en ce moment de la colère, de la haine, de l’envie! Ah! vous avez eu tort, monsieur, de réveiller toutes les mauvaises passions que j’essayais d’étouffer. C’est à mort que nous nous battrons, entendezvousl à mort, et je sens que je vous tuerai!...
PAULINE, qui est entrée depuis un instant, crie.
Ah! (Elle s’appuie contre la table du milieu **.)
MÉQUILLET, après s’être retourné et l’avoir regardée.
Comme elle l’aime!... Allons!... je ne le tuerai pas!... (La toile tombe.)
'Méquillet, Lambert
*’ Méquillet, à gauche; Pauline, au milieu ; Lambert, b droite.