ACTE TROISIÈME
CARCILLIER.
Nous nous sommes serré la main comme en ce moment.
Et la douleur a été moins vive.
CARCILLIER.
L’amitié panse bien des blessures.
MÉQUILLET, serrant il la fois les mains réunies do Fauvigny et de
Carcillier.
Eh bien, à la bonne heure! vous ôtes philosophes ; mais enfin, si grave que soit la position, il ne faudrait pas cependant la croire désespérée !
CARCILLIER.
Oh!
DE FAUVIGNY.
Ohl
UÉQUILLET.
Il y a danger, grand danger, c’est incontestable; mais on peut encore l’éviter...
CARCILLIER.
C’est difficile.
DE FAUVIGNY.
Impossible!
MÉQUILLET.
Par un mariage 1
DE FAUVIGNY et CARCILLIER, ensemble.
Un mqriage?
Oui, nous marions Lambert, il n’est plus à craindre et vous n’entendez plus parler de lui !
CARCILLIER.
Tiens! au fait!... âvais-tu songé à cette combinaison, de Fauvigny?
DE FAUVIGNY.
Non, jamais; et toi?
CARCILLIER.
Moi non plus, (a Méquilict.) Mais, pour so marier, il faut une femme... Où est-elle?
MÉQUILLET.
Je l’ai trouvée.
DE FAUVIGNY.
Qui?
MÉQUILLET.
Mademoiselle Pauline.
CARCILLIER, se retournant à moitié sur sa chaise.
Pauline? Elle n’a pas de dot!
En face de la situation extrême qui se présente, riches comme vous l’étes, ne sauriez-vous pas faire un sacrifice en faveur d’une parente ?
DE FAUVIGNY, h Carcillier.
Dame! qu’en penses- tu?
CARCILLIER.
Je ne vois pas d’obstacles.
DE FAUVIGNY.
Il ne s’agit plus alors que de fixer le chiffre de la dot.
CARCILLIER.
Une centaine de mille francs suffirait, il me semble. Est-ce ton avis, de Fauvigny?
DE FAUVIGNY.
Cher ami, consulte-toi; cela te regarde plus que moi.
carcillie'r.
Comment, plus que toi?