‹ Les maris a systeme comedie en trois actesChapitre 64 sur 80 · DE F A U V I G N T · texte numérisé non relu

DE F A U V I G N T

Sans doute, puisque je ne suis qu’indirectement intéressé à cette affaire.'

Hein! lu dis?

DE F A U V I G N y.

Je dis que l’amitié qui nous lie, et pourquoi ne pas l’avouer, la crainte d’un ridicule qui aurait pu rejaillir sur moi, toujours indirectement...

CARCILLIER.

Indirectement?

DE FAUVIGNY.

Certainement!... veux-tu que le cousin et l’ami soient aussi exposés que le mari?

CARCILLIER.

Mais non, je l’espère bien, je ne me crois pas aussi exposé que toi... Tu me semblés l’avoir compris, du reste, puisque tu donnes cent mille francs.

DE FAUVIGNY.

Moi donner cent mille francs? Par exemple! mais c’est toi, qui les donnes.

CARCILLIER.

Moi?... et pourquoi, je te prie?

DE FAUVIGNY.

Mais parce que ta femme...

CARCILLIER.

Ma femme? que fait-elle ici? C’est de la tienne qu’il est queslion.

La mienne! Est-ce que, lors du prétendu accident, elle a poussé le moindre cri?

CARCILLIER, se lovant.

Sans doute... c’est elle qui a crié.

DE F A U V l G N Y, go lovant aussi.

Tu pénis la raison.

CARCILLIER.

C’est toi qui es fou ! (a Méquillet, montrant de Fauvigny ) Comment le trouvez-vous?

DE FAUVIGNY, montrant Carcillier.

Et lui?

MÉQUILLET.

Les bras m’en tombent ! .

CARCILLIER.

Il y a de quoil (A Fauvigny.) Tu vois reflet que tu produis. DE FAUVIGNY, riant et montrant Carcillier.

Il est superbe!

CARCILLIER, môme jeu.

Il est magnifique 1

MÉQUILLET, riant et les montrant tons les deux.

Ils sont complets * I

Page 1