SCÈNE XVI
PLANTIN seul, puis ADOLPHE plantin, seul. — Ah! ça, est-ce que?... Entre Adolphe à droite.
adolphe. — Ah ! mon ami...
plantin. — Quoi ?
adolphe. — J'ai fait la gaffe, l'énorme gaffe.
plantin — Tu as été assez bête?...
adolphe. — Léontine s'est mise à pleurer à ohaudes larmes. J'ai eu une seconde d'émotion, d'une stupide émotion et je l'ai laissée s'installei ici!... Mais ne récriminons pas. Elle est faite la gaffe, il s'agit de la réparer. Plantin, donne-moi une idée.
plantin. — Je ne demanderais pas mieux. Mais je suis justement obligé de partir tout de suite...
adolphe. — Tu pars! tu m'abandonnes!
Où vas-tu ?
plantin. — Dans ma circonscription de Châtellerault pour quelques changements de fonctionnaires...
adolphe, un temps. — Plantin, je vais voir si tu es un ami véritable!
plantin. — Tu en doutes?
adolphe. — Emmène-moi !
plantin. — Mais je ne demande pas mieux.
adolphe. — Emmène-moi. C'est le seul moyen. Tant que je resterai à Paris, je ne me débarrasserai jamais de cette sacrée petite femme, je le sens.
plantin. — Tu as raison.
adolphe. — Je laisserai Léontine avec Virginie, ça m'est égal, tant que je n'y suis pas! Oh! la province!... Tiens, tu ne sais pas?... tu devrais me trouver un poste làune petite place... N'importe quoi.
plantin — Mais oui. Voilà ton affaire.
adolphe. — Etre fonctionnaire en province?... Quel ré'
plantin. — Je vais y songer.