SCÈNE XIX
LE BARON, LEONTINE
- Je vous écoute, mada«ie.
LÉONTINE.. le prenant brusquement par la main. — Regarde-moi... Je t'aime...
le baron, ricanant. —- Ah!
léontine, avec énergie. — Je t'aime!
L&fcjuAON. — Vous osez, après m'avoir odieusement trompé f. ..
LÉONTINE. — Je t'ai trompé parce que je ne t'aimais pas!... La première fois que je t'ai vu. tu avais été stupide, ridicule, sans prestige !
le baron. — Madame...
léontine. — Lui, au contraire, Anatole, s'était montré spirituel, gracieux... C'est lui que j'avais aimé tout de suite.
le baron. — Il fallait l'épouser.
léontine. — Il ne demandait pas ma
main. Mais, ne revenons pa» Là-dessus. Je t'ai trompé arec Anatole parée que je L'aimais et que je ue t'aimais pas. Aujourd'hui. il ,IK. répugne, i i que j'aiiw ...
vixXDN. — Il ne vous répugnait pas a l'heure...
iiNK. — Tais-toi, n'essaie pas de comprendre. Je t'aime! Tu as de l'énergie, du caractère et, quand tu voulais le rouer de oaaps tout à l'heure, tu a.s même été très beau ! Pardonne-moi!
uwiiWN. — Etes-vous sincère, Léontine?
LÉONTINE. — Tu le verras bien.
i.k uARi>N — Vous m'avez t'ait beaucoup de peine.
léontine. — Tu n'en auras que plus de plaisir. Et puis, c'est bien simple, je ne veux pas te quitter. Tu es mon coco.
Elle le force à s'asseoir sur la chaise où elle était tout à l'heure avec Anatole et elle se met sur ses genoux. Elle l'embrasse.