‹ Les maris de Léontine; comédie en trois actesChapitre 44 sur 52 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

Les Mêmes, LE BARON

tu, serrant la main d'Adolphe. — Bonjour, cher ami... Vous êtes arrivé depuis longtemps ?

Adolphe. — Depuis quelques minutes. Jt causais avec la baronne.

k*#»n., embrassant Léontine. — Bonjour, ma chérie. Qu'est-ce que tu as fait oe matin ?

léontine. — Des tas de choses. D'abord, j'ai fait venir Miette et je l'ai attrapée...

H BARON. — Ah !

léontine. — Figure-toi que cette petito dinde m'a laissé mourir Emile cette nuit.

adolphe, cherchant. — Emile?

léontine. — Oui, le veau, le petit veau que j'appelais Emile.

i***o.v. — Il est mort?

ADOLPHE. — C'est dommage!

léontine. — Ça m'a fait beaucoup de cha-

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grin, je t'assure. Je commence à m'attacher à tout ce petit monde-là. D'abord, moi, une ferme avec des bêtes et un bon mari que j'aimerais bien, ça a toujours été mon rêve.

le baron. - Alors, Léontine, vous m'aimez bien, maintenant?

léontine, riant. — Oui et je ne me souviens plus du tout de ce que j'ai fait avant de t' aimer.

Adolphe — Voilà mon œuvre !

le-*aron. — C'est vrai! Et quand je pense que les trois quarts des gens mariés pourraient être aussi heureux que moi ! C'est effrayant ce qu'on a d'idées fausses sur le mariage. Mais rien' n'est plus facile que d'être heureux en ménage et c'est grâce à vous que je m'en suis aperçu. Il suffit de n'avoir pas un trop mauvais caractère, et de ne pas demander aux 'femmes... l'impossible.

Adolphe. — Voilà!

le baron. — Tenez ! mon ami, vous aussi vous devriez vous marier.

ADOLPHE. — Moi !

léontine. — Oui ! oui ! il faut le marier. le baron. — Absolument.

Adolphe. — Vous n'y pensez pas; mon cher baron.

Mai

îs si ! mais si

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