SCÈNE III
Les Mêmes, LE BARON
tu, serrant la main d'Adolphe. — Bonjour, cher ami... Vous êtes arrivé depuis longtemps ?
Adolphe. — Depuis quelques minutes. Jt causais avec la baronne.
k*#»n., embrassant Léontine. — Bonjour, ma chérie. Qu'est-ce que tu as fait oe matin ?
léontine. — Des tas de choses. D'abord, j'ai fait venir Miette et je l'ai attrapée...
H BARON. — Ah !
léontine. — Figure-toi que cette petito dinde m'a laissé mourir Emile cette nuit.
adolphe, cherchant. — Emile?
léontine. — Oui, le veau, le petit veau que j'appelais Emile.
i***o.v. — Il est mort?
ADOLPHE. — C'est dommage!
léontine. — Ça m'a fait beaucoup de cha-
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grin, je t'assure. Je commence à m'attacher à tout ce petit monde-là. D'abord, moi, une ferme avec des bêtes et un bon mari que j'aimerais bien, ça a toujours été mon rêve.
le baron. - Alors, Léontine, vous m'aimez bien, maintenant?
léontine, riant. — Oui et je ne me souviens plus du tout de ce que j'ai fait avant de t' aimer.
Adolphe — Voilà mon œuvre !
le-*aron. — C'est vrai! Et quand je pense que les trois quarts des gens mariés pourraient être aussi heureux que moi ! C'est effrayant ce qu'on a d'idées fausses sur le mariage. Mais rien' n'est plus facile que d'être heureux en ménage et c'est grâce à vous que je m'en suis aperçu. Il suffit de n'avoir pas un trop mauvais caractère, et de ne pas demander aux 'femmes... l'impossible.
Adolphe. — Voilà!
le baron. — Tenez ! mon ami, vous aussi vous devriez vous marier.
ADOLPHE. — Moi !
léontine. — Oui ! oui ! il faut le marier. le baron. — Absolument.
Adolphe. — Vous n'y pensez pas; mon cher baron.
Mai
îs si ! mais si