‹ Les maris de Léontine; comédie en trois actesChapitre 45 sur 52 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

Les Mêmes, HORTENSE

le baron, apercevant TLortense. — Ma chère cousine, permets-moi de te présenter...

hortense, apercevant Adolphe. • — Monsieur Dubois!...

Elle va vivement à lui et lui serre la main.

adolphe. — Madame... (A part.) Comment! c'est sa cousine.

u: 8ARON — Vous vous connaissez donc?

hortense. — Si je connais M. Dubois!... Mais monsieur m'a sauvé la vie... Je te l'ai raconté...

lb>«*«»n. — Comment, c'est lui ?... le cheval emporté...

hortense. — M. Dubois s'est jeté à sa tête, avec un courage, une présence d'es-

prit... Et je suis heureuse de lui exprimer encore toute ma reconnaissance.

Elle lui serre encore la main.

le baron. — Et il ne s'en vantait pas, le cher ami.

adolphe. — Je n'ai fait que ce que tout autre eût fait à ma place.

lbjiaron. — Mais venez donc que je vous remercie à mon tour.

Il lui serre la main.

adolphe. — De rien...

hortense. — Comment de rien! Mais il m'aurait été très désagréable d'être écrasée, je vous assure.

léontine. — Et moi aussi, je vous remercie... C'est bien ce que vous avez fait là

C'est très bien.

Ils lui serrent tous la main. ■

Adolphe. — Madame...

LB.ttMKni, lui frappant sur l'épaule. — J'avais déjà une grande sympathie pour vous, mon cher Vincent... Ce sera désormais entre nous de l'amitié, une véritable amitié... Vous êtes de la famille.

adolphe, gêné. — Mon cher baron.

lhjm»ron, avec autorité. — Vous êtes de la famille ! N'est-ce pas, Léontine ?

léontine. — Certainement.

adolphe, à part. — Allons bon ! voilà que je suis de la famille, maintenant !

hortense. — Vous plaisez-vous à Châtellerault, cher monsieur Dubois?

adolphe. — Oui, les habitants sont charmants... Et les habitantes en particulier.

Us continuent à causer en remontant.

LE^-a*»0N, à Léontine, à part. — Devine l'idée qui vient de me passer par la tête?

léontine. — Voyons?...

lr*s*ﻫ. — Si on mariait Hortense et Vincent.

LÉONriNE, battant des mains. — Oh! que ce serait amusant !

le baron. — Comment! Amusant?

léontine. — Je veux dire que ce serait parfait.

le baron. — Emmène-le... laisse-moi un instant avec Hortense.

lkontine. — Oui... Oui... Je serais très contente... (A Adolphe qui cause avec Hortense.) Monsieur, donnez-moi votre bras... il va vous falloir visiter toute ma petite installation.

Sortent à gauche, Léontine et Adolphe.

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