SCÈNE VIII Les Mêmes, AUGUSTINE, pais SUZANNE
Gaston semble très agité pendant toute cette scène. — Il se lère. AUGUSTINE, entrant par la gauche.
Eh bien ! quoi donc I on ne peut plus le posséder, ce fiancé de malheur I... (passant.) Ah I mon bon, mon cher monsieur Divoir, le trousseau de cette petite me rendra folle I... Elle a des robes... des chemises... Dites donc, de notre temps, on ne faisait pas des chemises comme ça t.. • figurez-vous qu'elles sont...
SUZANNE. Elle est entrée an scène sur les mots : elle a des robes. ••, etc.*
Grand'mère I
Ah! tu m'ennuies, Suzon; si je ne puis plus parler, maintenant!..»
On frappe à la porte du fond.
GASTON
Entrez.
AUGUSTB.
On vient d'apporter ces fleurs.
HENRI
Mettez-les là, Auguste... (Avguste les pose sur une table et sort.)
Vous plaisentroUes, Suzanne ?
SUZANNE
Quelle question, Henri !
AUGUSTINE
Elle a raison c'te petiote I (passant.) En voilà une question \
D'abord, si elles ne lui plaisaient pas, elle serait pas assez godiche pour vous le dire... pas vrai que tu ne serais pas assez godiche pour le dire ?
Vraiment, grand'mère, écoute...
AUGUSTINE
Vraiment, grand'mère, écoute... Non... (Revenant.) Hein ! est-ce assez timide, ça, monsieur Divoir! Ah! aïe, aïe, sa mère... (uenri va sentir les fleurs.) autrement dit ma fille, était bâtie sur un autre moule, allez! (passant.) Bon sang! elle vous avait toujours le mot pour rire, cette diablesse-là!... Du reste, vous avez dû la connaître, vous, monsieur Divoir?
GASTON
Oui, oui, madame.
HENRI, à part.
Vieille pipelette, elle va tout gâter.
SUZANNE, assise.
Que dites- vous, Henri?
HENRI
Rien, rien, ma Suzon.
AUGUSTINE
Quand elle vous poussait son fameux refrain... Ah! là, là, la salle était en délire, mon cher monsieur Divoir! Mika, Mika! encore! une autre! Sapristi, le rouge me sautait au visage, j'étais fière d'être sa mère, je vous le jure.
SUZANNE
Grand'mère, tu fatigues M. Divoir, voyons.
AUGUSTINE
Qu'est-ce que tu racontes? je le fatigue!... c'est vrai que je vous fatigue?