‹ Les maris de leurs filles: comédie en trois actesChapitre 3 sur 64 · SCÈNE PREMIÈRE ADÈLE, GASTON · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE ADÈLE, GASTON

ADÈLE

C'est toi?

GASTON, en s* asseyant à droite et en dépliant son journal.

Oui (on temps.) pourquol?

ADÈLE

Pour rien, (silence.) Oh! écoute, mon ami, si tu voyais la tête que tu fais depuis quelques jours, tu serais étonné, je t'assure.

GASTON, très froid.

Ah!... tu crois?

ADÈLE

Je ne crois pas, j'en suis certaine, (siie se lére, dépoM» m upa-

série et s'approche de lai.) AIIOUS, VOyOUS, qu'OSt-Ce qui UO Va paS?

GASTON, de même.

Tout va bien.

ADÈLE

Sont-ce les affaires? le charbon ne se vend-il pas comme tu le désires, est-ce cela?

GASTON, de même.

Il gèle à pierre fendre depuis quinze jours, il a augmenté je gagne beaucoup.

ADÈLE

Alors veux-tu que je te dise?

GASTON, de même.

Je veux bien.

ADÈLE

Tu dois sans doute avoir une maladie d'estomac.

GASTON

Parce que?

ADÈLE

Parce que tu es triste comme un bonnet de nuit.

GASTON

Ah ! lorsqu'on est triste, c'est qu'on a une maladie d'estomac?... je ne savais pas.

ADÈLE

On dit que ça donne des idées noires.

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