ACTE PREMIER
GASTON
Eh bien! ce « on » est un imbécile!
ADÈLE
Mon Dieu que tu es grincheux, mon pauvre e^mi !
GASTON, 8e leyant.
Et il y a de quoi, sacrédié!
ADÈLE
Ah! enfin, tu vas te déboutonner!
GASTON, TÎTement.
Complètement... c'est ce que tu cherches, ça ne sera pas long.
ADÈLE
Eh bien?
GASTON
Eh bien, je ne veux pas qu'Henri ùisse ce mariage-là.
ADÈLE
Gomment dis-tu?
GASTON
Tu tiens à ce que je le répète?
ADÈLE
Oui, j'ai mal entendu.
Gomme tous les gens qui comprennent du premier coup, (cn temps.) Je ne veux pas qu'Henri Êisse ce mariage-là.
ADÈLE
Ah bah!
GASTON
Parfaitement... c'est clair, précis et carré, je suppose.
• ADÈLE
C'est donc cela que tu rumines depuis une semaine entière ! Alors, maintenant que ces deux enfants sont fiancés, maintenant qu'Henri a demandé la main de la petite qui lui eit accordée par la grand'mère, tu viens, tranquillement, tout démolir sans crier gare ! (un temps, levée.) Ce mariage se fera... je te le garantis, moi! Ah! non, c'est trop fort par exemple !
GASTON
J'ignore si c'est trop fort... mais, en attendant, ce sera tel que je le dis.
Il passe.
ADÈLE, le suîTant.
Voyons, Gaston, réfléchis un peu.
GASTON
C'est tout réfléchi.
Adèle.
Voilà une enfant qui vient ici depuis près d'un mois!... depuis près d'un mois tu qs aimable avec elle et...
GASTON, viTemenU
Et poli, certainement... il n'y a aucune raison pour que ce soit autrement... elle ne m'a rien fait.
ADELE, très tendre^ g' avançant.
Eh bien! alors, gros béta?
tîASTON.
Il n'y a point de « gros bêta... » Je parlerai tout à l'heure à Henri et il faudra qu'il respecte ma décision.
«ADÈLE
Que diable! il fallait parler plus tôt alors!... (un temps.) Tu veux donc lui feire manquer un mariage superbe, une occasion magnifique I