‹ Les maris de leurs filles: comédie en trois actesChapitre 4 sur 64 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

GASTON

Eh bien! ce « on » est un imbécile!

ADÈLE

Mon Dieu que tu es grincheux, mon pauvre e^mi !

GASTON, 8e leyant.

Et il y a de quoi, sacrédié!

ADÈLE

Ah! enfin, tu vas te déboutonner!

GASTON, TÎTement.

Complètement... c'est ce que tu cherches, ça ne sera pas long.

ADÈLE

Eh bien?

GASTON

Eh bien, je ne veux pas qu'Henri ùisse ce mariage-là.

ADÈLE

Gomment dis-tu?

GASTON

Tu tiens à ce que je le répète?

ADÈLE

Oui, j'ai mal entendu.

Gomme tous les gens qui comprennent du premier coup, (cn temps.) Je ne veux pas qu'Henri Êisse ce mariage-là.

ADÈLE

Ah bah!

GASTON

Parfaitement... c'est clair, précis et carré, je suppose.

• ADÈLE

C'est donc cela que tu rumines depuis une semaine entière ! Alors, maintenant que ces deux enfants sont fiancés, maintenant qu'Henri a demandé la main de la petite qui lui eit accordée par la grand'mère, tu viens, tranquillement, tout démolir sans crier gare ! (un temps, levée.) Ce mariage se fera... je te le garantis, moi! Ah! non, c'est trop fort par exemple !

GASTON

J'ignore si c'est trop fort... mais, en attendant, ce sera tel que je le dis.

Il passe.

ADÈLE, le suîTant.

Voyons, Gaston, réfléchis un peu.

GASTON

C'est tout réfléchi.

Adèle.

Voilà une enfant qui vient ici depuis près d'un mois!... depuis près d'un mois tu qs aimable avec elle et...

GASTON, viTemenU

Et poli, certainement... il n'y a aucune raison pour que ce soit autrement... elle ne m'a rien fait.

ADELE, très tendre^ g' avançant.

Eh bien! alors, gros béta?

tîASTON.

Il n'y a point de « gros bêta... » Je parlerai tout à l'heure à Henri et il faudra qu'il respecte ma décision.

«ADÈLE

Que diable! il fallait parler plus tôt alors!... (un temps.) Tu veux donc lui feire manquer un mariage superbe, une occasion magnifique I

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