SCÈNE IV AUGUSTINE, SUZANNE
AUGUSTINE
Allons, allons, mignonne, calme- toi.
SUZANNE s'elTorcj de paraîtra calme pendant toute celte scène.
Mais je suis très calme, grand'mère!... C'est cette bonne qui me fait toujours mettre en colère.
Elle s'assied.
AUGUSTINE
Est-ce bien la bonne?
SUZANNE
Qui veux-tu que ce soit?
AUGUSTINE
Cette lettre, peut-être, qui a semblé te contrarier.
SUZANNE
Cette lettre? Oh! non, je t'assure... C'est Henri qui m'écrit qu'il dîne à son cercle avec des amis!... Naturellement, sur le moment, cela m'a un peu ennuyée... nous devions sortir ensemble ce soir...
AUGUSTINE
Et pourtant, tu as voulu me retenir pour dîner avec vous, tout à l'heure.
SUZANNE
Eh bien ! tu serais venue avec nous faire un tour.
AUGUSTINE
Ah!... Et tu viens de lui envoyer un mot?
SUZANNE
Oui... Je le prie de me faire le plaisir de quitter ses camarades pour que je puisse passer ma soirée avec lui.
AUGUSTINE
Ah!
SUZANNE
Pourquoi fais-tu : « Ah! »... tu ne crois donc pas ce que je te dis?
AUGUSTINE
Mais si, quelle plaisanterie ! (cn temrs.) Alors, il va faire ce que tu lui demandes?*
SUZANNE
Certainement, grand'mère.
Donc, vous vous entendez bien... tout à fait bien?
SUZANNE
En voilà une question ! Naturellement que nous nous entendons bien! ça a Tair de t'étonner!
AUGUSTINE
J'ai l'air étonné?
SUZANNE
Mon Dieu, un peu. C'est curieux, on dirait que tu tiens absolument à ce que je te dise que nous ne nous accordons pas. Henri est très gentil avec moi, je suis très gentille avec lui et nous nous aimons beaucoup.
AUGUSTINE
Eh bien! c'est parfait!... je suis très contente... mais très