ACTE TROISIÈME
veux pas îe savoir. Il changera, dis-tu continuellement, qu'il change donc, à lui de commencer* Jusqu'à ce jour, il
est absolument mort pour moi. (un temps, et s' approchant de Sa-
xanne.) Quant à VOUS, Suzanne, vous resterez sous mon toit... ce ne sera pas toujours gai peut-être, mais je tâcherai de vous distraire dans toute ]a mesure de mes forces.
SUZANNE, levée.
Non, père, il faut, je dois retourner auprès d'Henri... Il m*a fait beaucoup de peine... oh oui! beaucoup!... mais c'est mon mari... et... et je l'aime, moi, malgré tout.
ADÈLE
Bien, Suzanne!
GASTON
En tout cas, alors, et quoi qu'il arrive, vous trouverez toujours ici deux choses : les seules que je pourrai vous offrir, chère enfant : une affection sincère et un père dévoué, c'est peu, mais quand c'est sûr, croyez-m'en, c'est beaucoup!
SUZANNE
Cher père!