‹ Les maris de leurs filles: comédie en trois actesChapitre 9 sur 64 · SCÈNE II ADÈLE, HENRI · texte numérisé non relu

SCÈNE II ADÈLE, HENRI

HENRI, après ayoir embrassé sa mère.

Bonjour, maman. Suzanne n'est pas encore arrivée ?

ADÈLE

Non.

HENRI

Tu as l'air de mauvaise humeur !

ADÈLE, aBsue.

Oui, je viens d'avoir une scène avec ton père, (un ierop«.) D'où sors-tu donc ?

HENRI

De chez le fleuriste... Justement, je voulais te demander... je voulais te dire que je lui dois quatre cents francs.

ADÈLE

Comment! tu lui dois!... mais je t'ai donné cinq cents francs pour le payer il y a trois jours.

HENRI

En effet... mais je devais à un ami et j'ai mieux aimé le rembourser d'abord... tu comprends?

ADÈLE

Je comprends... c'est certain... je comprends que tu crois que je n'ai qu'à soulever des pavés pour trouver de l'argent dessous.

Mais je ne crois rien du tout!... et puis, en voilà une aflaire... pour cinq cents malheureux francs !

ADÈLE

Oh ! je sais bien ! cinq cents francs pour toi, c'est deux sous.

HENRI, s'asseyanU

Non, c'est vingt-cinq louis.

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