ACTE PREMIER
ADÈLE
Ne plaisante pas. Il faudrait t'habîtuer pourtant à ne plus le jeter par les fenêtres.
HENRI
Mais oui... mais oui.
ADÈLE
Je te préviens même que ton père n*est pas du tout content.
HENRI
Ah! pourquoi?
ADÈLE
Parce que tu ne fais rien.
HENRI
Quoi, je ne fais rien... je suis fiancé... je ne peux pas et faire ma cour et aller au bureau, voyons.
On peut faii^ Tun et Tautre.
HENRI
Je n'ai pas la tête à ça... je travaillerai une fois marié.
ADÈLE
Et par-dessus le marché il voulait t^interdire d'épouser Suzanne.
HENRI
Qu'est-ce que tu dis? il voulait (se leyam.) m'int... non, c'est pour rire, hein?
ADÈLE
C'est très sérieux au contraire.
HENRI, sautant au cou de sa ir.ère.
Ah! laisse-moi t'embrasserl
ADÈLE, se défendant.
Voyons, qu'est-ce qui le prend, tu me décoiffes, fais donc attention !
HENRI
Oh! non, mais c'est à se tordre! (assis.) Raconte-moi ça. (ils s'asseyent.) Et pour quelle raisou?
ADÈLE
Parce que Suzanne est la fille...
De Mika? Il s'en aperçoit seulement aujourd'hui... Eh bien, et puis après?
ADÈLE
Mon Dieu, je sais que tu l'aimes sans cela...
HENRI
Si je l'aime I beaucoup, énormément!
ADÈLE
Tant que cela? est-ce sincère au moins?
HENRI
Oh! maman!... Parole d'honneur, je te le jure... je la prendrais sans le sou... si elle n'en avait pas.
ADÈLE
Aussi je t'ai défendu.
HENRI
D'abord sa mère n'est plus.
ADÈLE
C'est ce que je lui ai dit.