‹ Les maris sans femmesChapitre 15 sur 23 · DERMONT, D'HÉRICOURT · texte numérisé non relu

DERMONT, D'HÉRICOURT

d'hÉRICOURT, entrant timidement.

Vous voilà, j'espère, plus calme, mon oncle, et je puis approcher?

DERMONT

Plus calme? plus furieux que jamais! Me direz-vous encore que madame de Saint-Yves est la perle de son sexe?

d'héricodrt.

Oui , mon oncle.

DERMONT

Un modèle de grâces ?

d'hÉRICOURT.

Oui, mon oncle.

DERMONT

De vertus , de talents?

d'héricourt.

Oui, mon oncle.

Taisez-vous, monsieur... Je l'ai vue ainsi que le parrain de votre enfant.

d'héricourt.

Le parrain de mon enfant !

DERMONT

Oui, monsieur, le parrain de votre enfant.

D'HÉRICOURT, à part.

Je ne le croyais pas encore baptisé!

DERMONT

Allez-vous encore me dire que nous ne sommes pas ici chez la nourrice0 hein?

d'héricourt.

Chez la nourrice? (A part.) Il prend Mathunne... si je profitais... !

DEnaiONT.

Vous voilà confondu.

d'héricourt, à part.

Elle ne refusera pas de se prêter à cette ruse innocente... et peut-être...

DERMONT

Ainsi, monsieur, puisque vous n'avez pas craint d'oublier à ce point vos devoirs et ma tendresse , dès ce moment je vous quitte et je vous fais un éternel adieu.

Vous, mon oncle !... je connais mieux votre cœur que vous-même ; vous la verrez encore, vous l'entendrez, c'est la dernière grâce que je vous demande.

DERMONT

Non, monsieur, non, laissez-moi.

(On entend une ritournelle de harpe dans le pavillon.)

D'HÉRICOURT, à part.

Elle me tient parole, courons chez Mathurine.

(11 entre chez Mathurine.)

oo&osQOQeeoeooooeoooooooaeoooQOBaeoQsoûQooQOQOoeooooeeoQoe

Page 1