‹ Les marquilliers laïcs de Notre-Dame de ParisChapitre 102 sur 226 · Guérard, t. II, p · texte numérisé non relu

Guérard, t. II, p

7. Un certain nombre des lieux-dits dont il vient d'être question ici, situés dans cette région Est de Paris où nous a conduit l'histoire du fief de la marguillerie, se retrouvent dans un acte de i545 signalé par M. Coyecque [Recueil d'actes notariés, n» 3884). Il s'agit du partage de la succession de Mathurin Breban, succession comprenant des biens à Ménilmontant, Belleville et la Courtille, une vigne au lieu dit Beauchamp, aboutissant d'un bout au chemin de Belleville, un quartier de marais au lieu dit le val Larronneux, une terre au lieu dit Chaumont près Montfaucon.

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Mausavoir, dits la Longue-Vigne, dépendant de la maison canoniale du cloître occupée par Roger d'Armagnac, entre celle de Richard Du Pas et celle du cardinal de Bruges.

5° 10 deniers obole de fonds de terre, et la dîme, sur trois quartiers de vignes voisins de la pièce précédente et appartenant aux frères de Saint-Lazare.

6° 6 deniers de fonds de terre, et la dîme, sur trois quartiers de vigne, au terroir de Mausavoir, à côté de la pièce précédente et appartenant à Robert le Cordonnier, demeurant en la Saunerie.

Des documents du xv^ siècle (1450- 1484), que nous analyserons plus loin, donnent au lieu-dit où étaient situées ces trois pièces de vigne le nom de Maucouart et le localisent à la Gourtille, ou au-dessus de la Courtille.

Un acte transcrit dans le cartulaire de Saint-Merry nous apprend qu'en avril 12 17 Etienne Boucel et sa femme vendirent aux chanoines de Saint-Merry la moitié d'un pressoir, dit pressoir Saint-Merry, près du clos « Maucouart », et un état des revenus de la même église mentionne « clausum de Maucouart cum pressorio » ^ D'autre part, Anseau de Lourcines, de Taverny, et sa femme acquirent, en avril 1244, d'Etienne de Douai et Jeanne, sa femme, et cédèrent au Chapitre de Notre- Dame, le 23 juin 1266, une rente de 100 sous à prendre sur le Courtil après le Temple, devant la Pissote de Saint-Martin-des- Champs, dite Courtil-aux-Boucelais, avec manoir et vignes en la censive de Notre-Dame ^. Vers 1 260, le Chapitre acquit encore avec des fonds légués par Noël, officiai de Paris, du même Etienne de Douai, 5o sous de rente sur sa maison « de Curtila, sita juxta Parisius », en la censive de l'église de Paris. Ces textes confirment ce qu'on savait déjà de l'emplacement de la Courtille-aux-Boucelais, Courtille-Saint-Martin ou Courtille tout court. Elle s'étendait au bas des pentes de Belleville et de Ménilmontant entre le boulevard du Temple, la place de la République, le boulevard Richard-Lenoir ou peut-être l'avenue Parmentier, le faubourg du Temple et la rue Oberkampf. La consistance donnée pour la pièce de Robert le Cordonnier dans un acte de 1475 analysé plus loin, où les aboutissants sont

1. Mémoires de la Soc. de Vhist. de Paris., t. XVIII, p. 120 et i63.

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