‹ Les marquilliers laïcs de Notre-Dame de ParisChapitre 112 sur 226 · Sauvai, t. III, Preuves, p. g · texte numérisé non relu

Sauvai, t. III, Preuves, p. g

3. Berty et Tisserand, Topographie historique^ région du faubourg Saint-Germain, p. iSg.

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marguilliers voulurent percevoir les cens primitivement dus pour cette partie de leur fief^

L'ancien chemin des Fossés, près la porte, est devenu la rue des Fossés-Saint-Jacques, la rue et la place de l'Estrapade qui subsistent encore. La porte a été démolie en 1684, et des maisons ont été édifiées sur le côté gauche de la rue^, là où jadis s'élevait le mur de Philippe-Auguste amplifié, sous Charles V, aux dépens des maisons du fief des Tombes.

Lotissement du clos Vévêqiie. — La grange des Sept-Voies, édifiée par Guillaume de Sens et acquise parl'évêque de Paris, était devenue au xv^ siècle une maison d'habitation ou hôtel avec dépendances. Parmi ces dépendances était un vaste terrain de plus de trois arpents, enclos de murs, jadis planté en vignes, qui s'étendait d'une part jusqu'au chemin de Saint- Marceau ou rue des Postes, aujourd'hui rue Lhomond, et, d'autre part, sur les derrières des différentes maisons édifiées en bordure du faubourg Saint-Jacques. Nous ne saurions dire quel fut le sort de ce domaine au cours du xiv^ siècle, mais nous savons qu'au xv^, en 1480, il était tenu par un certain Gilles Thierry, auquel succéda, au moins dès 1466, son fils Jacques Thierry, tombier^. Celui-ci ayant contracté des emprunts auprès de deux de ses voisins^, Gilles Lhuillier et Laurent Herbelot, conseiller du roi, finit par céder et transporter à ce dernier, par contrat du 27 avril 1477 passé devant Pierre Chevalier et Nicolas Baillery, notaires au Châtelet,

1. Décrets du Châtelet de i383 relatifs à des places : « r où jadis eut maisons qui furent Guillaume Du Buisson, hors la porte Saint- Jacques, tenant à la maison de l'évêque, d'autre à des places où furent deux maisons appartenant aux religieux de Coucy-l'Abbaye, aboutissant par derrière à l'enclos des vignes de l'évêque; 2" où jadis eut deux grandes maisons jumelles qui furent aux religieux de Coucy, hors la porte Saint- Jacques, sur le chemin des Sept-Voies, au long des fossés sur la chaussée, tenant au clos de vigne de l'évêque et d'autre à la place où jadis furent les deux grandes maisons Guillaume Du Buisson (S852[2]); bail de 1884 pour ces places où jadis il y avait maisons « pieça démolies et abatues « pour faire les fossez et fortificacion de la ville de Paris » (S 853).

2. Pour le comblement des fossés en i685, voy. Félibien, t. IV, p. 278; pour les vestiges du mur, voy. Bonnardot, op. cit., p. 56, et pour ceux de la porte Saint-Jacques, voy. Commission du Vieux-Paris, 191 1, p. 2o3.

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