Arch. nat., S
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longues robes et couverts de bonnets carrés, dans la première cour de l'archevêché ; ils frappent à la porte principale du palais de François de Harlay. Au suisse qui vient leur ouvrir, ils demandent si l'archevêque est présent en sa demeure. Introduits en la présence de l'archevêque, dans une salle du palais, ils se découvrent et, un genou en terre, « en devoir de vassaux », lui disent « qu'en leur qualité de marguilliers laïques et perpétuels de l'église de Paris ils avoient l'honneur non seulement de faire partie du corps et du chœur de ladite église et d'y avoir stalle et séance comme officiers et bénéficiers d'icelle, mais encore de tenir de Sa Grandeur, à cause de son archevêché, à une seule foy et hommage et serment de fidélité et obéissance, tant leurs offices de marguilliers laïques qu'il luy avoit plu leur conférer que ledit fief des Tumbes^ que les autres droits et revenus en dépendants » ; ils se réfèrent à l'égard de ce fief à des aveux et dénombrements antérieurs. Avant de se retirer, les trois marguilliers excusent leur confrère absent, Pierre Le Roux, bourgeois de Paris, malade de paralysie.
Au cours des siècles, au serment de foi et hommage s'était ajouté l'aveu et dénombrement, formalité à laquelle nous devons des textes de 1466 et de iSyS^ fort précieux pour l'histoire du temporel de la marguillerie.
Serment an Chapitre et installation. — Investi par l'évêque, ou, exceptionnellement, par quelque autre autorité, le nouveau marguillier était présenté au Chapitre par le chevecier de l'évêque. Après examen des lettres de collation, on donnait lecture au marguillier de la formule de serment en français (toutes celles des autres dignitaires et officiers sont en latin), transcrite dans un évangéliaire à peinture affecté à cet usage ^. Le chantre