‹ Les marquilliers laïcs de Notre-Dame de ParisChapitre 26 sur 226 · Charte du 14 décembre i283. Pièce justif · texte numérisé non relu

Charte du 14 décembre i283. Pièce justif

3. « Plura scandala sunt suborta per defectum pulsandi, serviendi... custodiendi, » Charte du 8 février i283. Pièce justif.

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durant la journée, qu'ils ne procédaient ni aux grands ni aux petits nettoyages, qu'ils négligeaient d'allumer les cierges et de garnir d'eau le lavabo et les bénitiers, qu'ils n'assistaient pas aux offices, qu'ils employaient des gens peu recommandables et que, même, ils donnaient asile à des bannis et à des meurtriers.

Un règlement nouveau fut élaboré, dans lequel non seulement on consigna toutes les besognes incombant aux marguilliers, mais encore on les punit d'une amende de 40 sous. On taxa les fautes, qui seraient désormais commises, d'amendes variant entre 12 et 18 deniers, et l'on subordonna à l'agrément du Chapitre les suppléants et serviteurs auxquels les marguilliers pourraient avoir recours^.

Ces mesures ne pouvaient être bien efficaces, les marguilliers trouvant aisément une excuse à leur négligence dans des exemples de désordre venus de haut. Comment les astreindre à être assidus aux offices, alors que les clercs eux-mêmes n'y assistaient plus ou n'y faisaient que de courtes apparitions^? Comment attendre d'eux qu'ils maintinssent l'ordre dans l'église et y fassent observer le silence lorsqu'il fallait une bulle pontificale pour obliger les chanoines eux-mêmes, sous peine de perte de leurs distributions, à conserver à la messe une attitude décente, et pour les empêcher de se livrer dans la cathédrale à de bruyants conciliabules^?

A partir de la seconde moitié du xiv^ siècle, le chapitre dut sans cesse faire comparaître devant lui les marguilliers négligents et leur faire des représentations, particulièrement pour la garde des portes du chœur pendant le jour et la surveillance de nuit. Tous les moyens de coercition furent employés : subordination des faveurs accordées, telles que l'octroi du pain de carême, à l'accomplissement régulier du service, suppression des distributions, amendes, menaces de poursuites devant l'official, mise en cause à l'occasion de vols commis dans l'église, expulsion même^.

Ce fut toujours en vain. En 1406, la chambre des marguil-

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