‹ Les marquilliers laïcs de Notre-Dame de ParisChapitre 25 sur 226 · Guérard, t. I, p · texte numérisé non relu

Guérard, t. I, p

2. Délibérations capitulaires des i3 mars 1400, i5 février 1404, 16 février 1428, 6 mars 1428, 5 mars 1450 (pièces justif.), et celles que nous avons indiquées en note à cette dernière date.

3. Idem du 14 décembre 1429 {ibid.), et celles que nous avons rappelées en note à cette date.

4. Voy. par exemple l'acquisition pour 5o livres, en 1271, d'une rente de 4 livres sur une maison dans la grande rue outre Petit-Pont, en la censive de Saint-Benoît, « ad opus processionum » (Guérard, t. II, p. 431).

b. Cette distribution de vin et de pain aux porteurs donna lieu parfois

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la procession du 3 janvier, ils prenaient de même à Sainte- Geneviève un setier de vin et des galettes ^

Il est, enfin, un revenu dont devaient profiter les marguilliers et dont leurs statuts ne font pas mention, sans doute parce que l'accord qui l'établit n'eut pas de suite. Par un contrat passé le 14 décembre i283 entre les deux marguilliers, Robert Barbier et Jean Bougival et les clercs de matines, Yves de Châteaufort et Gui de Chancueil, ceux-ci se déchargèrent sur les premiers, moyennant une rente annuelle de 18 deniers payables à Noël, du soin d'allumer et d'éteindre les cierges des Oos aux jours accoutumés, à vêpres, compiles et matines^.

Négligence dans le service. — Déjà, en i283, le chapitre qualifiait de scandaleuse la négligence que montraient les marguilliers à remplir les devoirs de leur office, et il invoquait les fautes commises pour être investi du droit de sévir. Ce droit reconnu, nombreuses furent les occasions qui s'offrirent aux chanoines de l'exercer^.

En i328, sur une plainte du procureur du chapitre touchant les fautes quotidiennes des marguilliers depuis dix ans en çà, une commission composée du sous-chantre, Etienne de Neuville, et de deux chanoines, Eudes de Sens et Jean d'Arpadelle, procéda à une enquête. Il en résulta que les marguilliers ne couchaient pas trois fois l'an dans l'église, qu'ils s'absentaient

à des difficultés entre ceux-ci et les marguilliers, et le Chapitre dut intervenir dans le différend. Voy. les délibérations capitulaires des 25 mai et r' juin 1436. Pièce justif.

1. Dès le début du xiir siècle, l'abbaye de Sainte-Geneviève avait essayé de convertir en argent les distributions d'échaudés, oublies et vin qu'il faisait au clergé de la cathédrale à l'occasion des deux processions. Par un accord de 1202, l'évêque s'était engagé à s'entremettre auprès du Chapitre pour qu'il acceptât une somme de 40 sous à la place du pain et du vin (Guérard, t. I, p. 92). Il faut bien croire que ce projet de modification d'un usage ancien ne fut pas réalisé, puisqu'au début du xiv^ siècle les marguilliers font encore état dans leurs statuts des distributions de pain et de vin dues par Sainte-Geneviève. — La procession de Saint-Merry comportait anciennement un muid de vin donné par l'Hôtel-Dieu, mais cette offrande avait disparu dès le xiir siècle (Couderc, Cartulaire et cerisier de Saint-Merry, dans Mémoires de la Société de l'histoire de Paris, t. XVIII, p. 164).

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