‹ Les marquilliers laïcs de Notre-Dame de ParisChapitre 37 sur 226 · Ms. fr. 7062. Pièce justif · texte numérisé non relu

Ms. fr. 7062. Pièce justif

5. Requête au Chapitre, sans date, vers 1768-1774. Pièce justif.

[lyS] DE NOTRE-DAME. 6l

que devaient effectuer les marguilliers à l'occasion de funérailles célébrées dans l'église; alors que depuis longtemps ils ne procédaient plus à ces aménagements, alors qu'ils n'assistaient môme plus à l'office funèbre, ils aspiraient à faire transformer un revenu, à juste titre devenu caduc, en un véritable impôt mortuaire payé à leur profit. Le Chapitre, apparemment, ne donna aucune suite à cette singulière requête, car, lorsqu'en 1790 les marguilliers demandèrent à être indemnisés pour la suppression éventuelle de leur office, ils font figurer le droit au drap mortuaire « qui n'a jamais, disent-ils, cessé d'exister » parmi les revenus dont la disparition leur constituait un titre à une compensation ^

Cérémonies^ diverses. — Le sacre d'un évêque, la bénédiction et la prestation de serment d'un abbé ou d'une abbesse^, l'installation d'un chanoine, la célébration d'une première messe constituaient autant de cérémonies extraordinaires auxquelles les marguilliers étaient tenus d'assister, moyennant des profits variés.

Tout d'abord, les offrandes en pain et en vin faites à l'église en ces circonstances leur appartenaient.

Pour les abbés et abbesses nouvellement élus qui venaient se faire consacrer et prêter serment d'obédience, ils recevaient de 5 à 10 sous.

Quand un chanoine était reçu au chœur, ils avaient l'hiver la chape^ et l'été l'aumusse du nouveau dignitaire.

Les bénéficiers qui venaient célébrer leur première messe

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