‹ Les marquilliers laïcs de Notre-Dame de ParisChapitre 46 sur 226 · Ibid., p. 147, n. I, Cf. plus loin, p · texte numérisé non relu

Ibid., p. 147, n. I, Cf. plus loin, p

5. Bénédiction des cloches de l'église métropolitaine de Paris par Mgr Marie-Dominique-Auguste Sibour, archevêque de Paris, le 4 juin i856 (Paris, A. Le Clère, i856, in-8°). Les quatre cloches furent dédiées : la première, aux saints anges et à saint François; la deuxième à saint Antoine et saint Charles; la troisième à saint Hyacinthe et saint Jean; la quatrième à saint Denis et saint David.

6. Nous n'avons pu obtenir du clergé de la cathédrale aucun renseignement touchant l'état actuel de la sonnerie et les principaux usages en vigueur.

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lières, paliers et accessoires divers, qu'il était tenu, si une cloche était cassée, de payer le prix de la refonte, et qu'il lui incombait enfin de faire tourner les cloches usées. L'évêque, cependant, n'avait ni supporté la dépense de réfection d'une cloche brisée par son charpentier, ni fait remettre en place une seconde cloche descendue par l'ordre de ses gens en vue d'une réparation, ni fait tourner une troisième, ni fait remettre un battant de fer brisé à une quatrième. Bref, le chapitre se plaignait que toutes les cloches, sauf une, fussent hors d'usage. Tels sont les griefs que des arbitres eurent à examiner en i283. Ceux-ci décidèrent que l'évêque entretiendrait à ses frais tous les accessoires des cloches, qu'en cas de refonte la fabrique fournirait le métal, à l'exception des treuils qui seraient à la charge de l'évêque. Pour les cloches neuves qui seraient ultérieurement placées soit dans la tour, soit dans le clocher, la fabrique ferait tous les frais, même ceux des accessoires, à l'exception des cordes que fournirait l'évêque; par la suite, bien entendu, l'entretien des accessoires lui incomberait comme pour les cloches anciennes. Les cloches usées seraient tournées et remises en état par les soins de l'évêque. Si des battants, des bandes, des paliers de cuivre avaient besoin d'être refaits, la fabrique fournirait le fer et le cuivre nécessaires, mais l'évêque supporterait la dépense de la maind'œuvre. Enfin, au cas où une cloche, tant grande que petite, viendrait à être brisée, on aviserait si l'accident résultait de la mauvaise qualité dû métal, la dépense de réfection incomberait alors à la fabrique, ou bien si le fait n'était pas imputable soit à la négligence, soit à la malveillance, le coupable alors supporterait la conséquence de sa faute. Quant aux cas concrets sur lesquels s'appuyaient les chanoines pour articuler leurs griefs, les arbitres décidèrent que, d'une part, l'évêque remettrait les cloches en état, mais que, d'autre part, la fabrique paierait les frais de réfection de la cloche qui avait été jadis brisée, attendu que l'accident résultait de l'état du métal. Quant au beffroi, cette énorme charpente de bois qui épargnait à la tour l'ébranlement nécessairement occasionné par la mise en branle des cloches, les arbitres décidèrent qu'il serait entièrement, frais de construction et frais d'entretien', à

la charge de la fabrique.

I. Accord du 8 février i283. Pièce justif. Les pièces qui nécessitaient le

Ces règles demeurèrent en vigueur jusqu'au milieu du xvie siècle. En i386 ou iSSy il fallut réparer quatre cloches; la fabrique fournit le fer, mais l'évêque paya la main-d'œuvre ^ La cloche Marie fut à deux reprises, en iSgô et en iSgy, soit brisée, soit endommagée. L'accident fut la première fois sans contestation et la seconde fois, à dire d'experts, imputé à un défaut du métal, le chapitre fit les frais de la réfection. En 1398, le battant de Guillaume îm brisé, le serviteur du serrurier de l'église ayant attribué le fait non au vice du métal, mais à la violence de la sonnerie, le chapitre mit les marguilliers en demeure de faire refaire ledit battant^. Au siècle suivant, Jacqueline étant fêlée, les fondeurs appelés à rechercher la cause conclurent à un manque de surveillance, et le Chapitre pensa encore mettre en cause les marguilliers, maîtres de la sonnerie^. Ceux-ci rejetèrent la responsabilité sur le Chapitre luimême.

L'évêque, conformément à l'acte de i283, pourvoyait au début du xive siècle aux dépenses de cordages et d'oing pour les saints; les marguilliers recevaient ces accessoires, ou en nature ou en argent, soit de la main de l'évêque, soit de la main de son chevecier. C'est donc en parfait accord avec l'acte de i283 et avec les statuts de la marguillerie que les dépenses pour fourniture de cordes et d'oing figurent en 1384 au compte de la chevecerie^, c'est-à-dire de l'évêque; celles de fourniture de métal en i386-i387 au compte de la fabrique^ et celles de maind'œuvre en i388-i389 au compte de la chevecerie^. Mais c'était là une charge que l'évêque supportait de mauvais gré. En 1392, il contestait qu'il dût l'assumer et le chapitre devait lui

plus souvent des réparations dans le beffroi étaient celles qui soutenaient directement les tourillons des cloches, les hunes. En i56i, le chapitre dut avoir recours à la juridiction du Chàtelet pour s'affranchir de la prétention des charpentiers jurés de Paris qui voulaient contrôler le travail d'un charpentier hunier exécuté dans la cathédrale (Délibération capitulaire du 1" juillet i56i. Pièce justif.).

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