Supra, p. 177, n. i et
Nous la trouvons mentionnée pour la dernière fois en 1397, le Chapitre songe alors à la faire refondre'.
Marie. — Des extraits du compte de la fabrique de Notre-Dame pour 1378- 1379 et 1 379-1380 concernent la fonte, au cours du premier de ces deux exercices, d'une cloche nommée Marie, sans qu'il soit possible de déterminer s'il s'agit d'une première fonte ou de la réfection d'une cloche endommagée. La fabrique contribua à la dépense, un compte spécial fut établi, analogue sans doute à celui que nous analysons ci-après; 1,000 livres de résidu du métal furent, après que l'opération eut été terminée, remises par un certain Thomas le Tourneur, peut-être le fondeur, à Jean de Jouvence^, celui-là fondeur bien connu, pour aider à la fabrication d'une nouvelle cloche à l'abbaye de Saint- Denis; 1,000 autres livres de résidu furent sans doute mises en réserve; nous les retrouverons dans la fonte de 1396. Des dépenses effectuées pour la remise en état des colonnes et des arcatures du cloître autorisent à penser que la fonte de 1378- 1379 eut lieu à proximité de la cathédrale.
Marie fut brisée le 24 février 1396 en sonnant la messe du roi et refondue le 3o août suivant. Nous sommes beaucoup mieux renseignés sur cette fonte que sur la précédente. Le compte de l'opération, établi par le clerc de la fabrique Jean de Villiers, nous est parvenu en original; il a été jadis publié par M. Fagniez. C'est un document capital pour l'archéologie campanaire. Il comporte cinq parties : i» fourniture de bois et cordes pour la descente de l'ancienne cloche ; 2° achat et remploi de métal pour la fonte; 3° réquisition et location de soufflets chez les fondeurs de Paris, méreaux, nourriture des ouvriers; 4° mise en place de la nouvelle cloche; 5° remise en