‹ Les marquilliers laïcs de Notre-Dame de ParisChapitre 63 sur 226 · Guefïier et Montjoye, p · texte numérisé non relu

Guefïier et Montjoye, p

12. D'après son inscription rapportée dans L 538. i3. Gilbert, p. 149.

ment spécial qui est inséré dans le recueil des statuts de la marguillerie.

L'étude détaillée de ce document n'est pas de notre compétence et nous devons laisser à des spécialistes de la liturgie le soin de le commenter, en le rapprochant de textes analogues s'il en existe. Nous devons donc nous borner à quelques observations générales. Il apparaît bien tout d'abord que le service de la sonnerie était pour les marguilliers un devoir très astreignant; ils étaient tenus de sonner toutes les heures du jour et de la nuit. Le nombre des cloches mises en branle concurremment ou successivement nécessitait à la fois une pratique professionnelle très exercée et le concours de plusieurs aides. Les deux valets des marguilliers avaient à cet égard chacun leur poste déterminé, le clerc sonnait au clocher et le laïc sonnait dans la tour. Comme le nombre et le poids des cloches ne permettaient pas à ce dernier de procéder seul aux sonneries, il recrutait des pauvres pour le seconder.

Le tintement des cloches du clocher, particulièrement celui de la Pugnèse, avertissait le valet de la tour, ou valet d'en haut, des sonneries qu'il avait à faire ; quand il avait terminé, il appelait tt de bouche » le clerc d'aval pour qu'il reprenne la sonnerie des petits saints du clocher. Les coups se comptaient par soixantaines, pour les petites cloches, et par cinquante ou quarante ou moins, pour les grosses. Les groupes de coups s'appelaient « meutes ». L'importance de la sonnerie était proportionnée avec la solennité de l'office du jour ou de la cérémonie particulière à annoncer, elle différait aussi suivant les heures : fête de trois leçons ou de neuf leçons, double simple ou double solennel, procession, nonne, vêpres, compiles, couvre-feu, matines, prime, tierce, messe, etc.

Les usages de la sonnerie furent aux xiv^ et xv^ siècles l'objet de quelques innovations. Le livre des serments à la suite d'une copie de l'ordonnance de i328 nous offre une délibération capitulaire prescrivant de « cliqueter », un Pater et un Ave durant, avant de sonner le couvre-feu ^

Une délibération du lo septembre i352 prescrivit de sonner désormais messe à matines; une autre du i^^" juillet 1898 est relative aux sonneries du Chapitre avant prime ^. En 1424, l'ar-

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