Idem des 10 septembre i352 et i" juillet iSgS. Ibid
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gent faisant défaut, le Chapitre réduisit de moitié les sonneries ordinaires. Aux fêtes où l'on sonnait quatre ou trois cloches, on n'en devait plus sonner que deux; à celles où l'on avait coutume de sonner à deux gros saints, on ne devait plus se servir que de deux moineaux, et tout à l'avenante
La prospérité matérielle revenue, les sonneries reprirent comme devant, et lorsqu'au xvi^ siècle le Chapitre se fut rendu, ainsi que nous le verrons plus loin, maître du personnel de la sonnerie, il eut toute facilité de multiplier les carillons. C'est ainsi qu'en i545, moyennant 20 sous tournois payés au grand sonneur Jacques Bouteiller, le chapitre put à son gré faire sonner Guillaume dans la procession faite à l'occasion de la gésine de la Dauphine^; de même en i563, il put prescrire de sonner désormais les deux bourdons à l'occasion de toutes les processions solennelles, la veille au soir et le jour même^.
Les sonneries nocturnes présentaient des inconvénients en temps de guerre, et le Chapitre dut à plusieurs reprises les faire suspendre. Une délibération prise le 22 octobre i358 à la requête du prévôt de Paris ne maintint la sonnerie de nuit que pour le couvre-feu; une autre délibération du 25 septembre 1359 porte qu'à la requête des conseillers du roi et de la ville on ne sonnera à matines que les petites cloches, sans carillon. En 1 366, le 24 juillet, on dut, en raison de la guerre, supprimer encore toutes les sonneries de nuit en y suppléant par un service de veille fait par les chanoines. Au mois de septembre 1417, la ville était assiégée, le roi fit défendre de sonner la nuit, le Chapitre enregistra cet ordre le 22 septembre et prescrivit au petit sonneur d'éveiller à matines les chanoines domiciliés au cloître, et au grand sonneur d'aller quérir ceux qui habitaient hors du cloître.
L'accès des tours avec une lumière faisait courir un danger d'incendie au beffroi de bois qui portait les cloches. Aux termes des statuts, toutes les sonneries de la tour se faisaient du haut de la tour. Le chapitre, par délibérations des 28 août et 2 septembre 1392, restreignit cet usage aux sonneries de jour et interdit de monter dans la tour une fois la nuit venue; le clerc de la fabrique devait en fermer les portes. Comme la sonnerie
1. Délibérations capitulaires des 8, i5 et 22 mai 1424. Pièce justif.