Délibération capitulaire du 12 juin 1444. Pièce justif
2. « Omnibus présentes litteras inspecturis, frater Adam, custos Parisiensis, salutem in Domino. Noveritis nos inspexisse litteras domini H. de Castellione, quondam filii Sancti Pauli comitis, non abolitas nec in aliqua parte sui viciatas in hec verba : Ego Hugo de Castellione, quondam filius Sancti Pauli comitis... anno Domini M° CC" vicesimo sexto, mense aprili. » Arch. nat., J 461, n" 6. L'original de l'acte de Hugues de Châtiilon est dans J 383 (Teulet, Layettes du Trésor des chartes^ t. II, p. 79, n° 1226).
3. Douët d'Arcq, Collection de sceaux, t. II, p. 683, n" 7849. — Nous verrons plus loin que les marguilliers se servaient d'un autre sceau pour authentiquer les actes d'administration du patrimoine de leur office.
4. Acte sous le scel de l'évêque (Teulet, Layettes du Trésor des chartes j t. II, p. 517, n» 3i2i).
vers de Conflans 25 livres de rente qu'ils avaient acquises durant leur mariage; ils les cédèrent en juillet 1246 pour 5oo 1. p., une fortune pour l'époque, à l'évêque Guillaume ^ L'année suivante, Mathieu racheta à Jean, Adam et Anseau de Villiers et à Eudeline, femme de Jean, pour 240 1. t., i5 1. p. de rente sur le même travers de Conflans, provenant de la succession d'Adam de Villiers^. La spéculation était bonne. Mathieu avait vendu au denier 20 et racheté à peine au denier i3 ; il constituait ainsi la dot de sa fille Aveline. Celle-ci, en effet, ayant épousé l'un des membres de la très notable famille parisienne des Arrode, ce fut son mari Bertaud Arrode qui, plus tard, en i256, rendit hommage à l'évêque de Paris, seigneur de Conflans, pour les i5 livres acquises par son beaupère^. Aveline, devenue veuve, renouvela le même hommage en 1278; elle avouait alors 3o livres de rente sur le travers de Conflans et 24 livres sur le péage de Tournan'', le tout provenant de ses propres, ce qui laisse à présumer que Mathieu Boniface n'avait pas limité ses opérations sur les rentes à celles dont les contrats nous sont parvenus.
En 1275, un certain Jean Salemant ou Lalemant, marguillier de l'église de Paris, sert de caution à Jacques d'Arras, valet d'un sergent à masse du roi, Etienne d'Orléans, à l'occasion d'une rixe qui avait eu lieu dans le cloître et du scandale qui en était résulté dans la cathédrale. Il n'est pas dit, dans l'acte
1. Pièce justif. L'évêque transporta 20 livres, prises sur ces 25, à l'Hôtel- Dieu, en place de 10 livres de rente sur une maison sise près du chevet de Saint-Séverin (Guérard, t. II, p. 210).