‹ Les marquilliers laïcs de Notre-Dame de ParisChapitre 79 sur 226 · Voy. plus loin la liste des marguilliers · texte numérisé non relu

Voy. plus loin la liste des marguilliers

no LES MARGUILLIERS LAÏCS [222]

de localités sises en la seigneurie de l'évêque. Au xv^ siècle, Jean Ciret, dit Barbazan, est, aux termes mêmes de ses lettres de provision, un serviteur et un familier du prélat ^

Dans la maison de l'évêque, les marguilliers ne sauraient être considérés comme des agents inférieurs et des serviteurs confinés en des besognes matérielles infimes.

Au milieu du xiiP siècle, deux marguilliers, Adam et Mathieu Boniface, sont des hommes d'importance. Adam, qui est en fonction en 1244, prend le titre de Custos Parisiensis^ et, en cette qualité, expédie un vidimus^ d'un acte de Hugues de Châtiilon, d'avril 1226, portant fondation de l'abbaye de Pont-aux-Dames à Couilly-en-Brie. Ce vidimus n'est pas daté, mais il est scellé sur double queue d'un sceau, aujourd'hui fort endommagé, sur lequel on lit encore, autour d'une Vierge assise dans une stalle et tenant l'enfant Jésus sur ses genoux, le reste d'une inscription, Custodis^.

Mathieu Boniface est un contemporain d'Adam. En 1243, ce marguillier est choisi comme tiers arbitre dans un différend entre le maître et les frères de l'hôpital Saint-Thomas du Louvre, d'une part, et Anseau de Garlande, de l'autre, au sujet des dîmes de Marie; deux arbitres, Brice, prêtre de Rungis, et Adam Boulie, chevalier des Grès, n'étaient pas parvenus à accorder les parties; mais elles acceptèrent, devant l'évêque Guillaume, la sentence prononcée par Mathieu. La dîme, vendue aux frères par Anseau, leur demeurait, mais ils étaient déboutés de leur prétention à une indemnité pour insuffisance du produit de cette dîme*.

Mathieu Boniface et sa femme Marie possédaient sur le tra-

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