I. Voy. stipra, p. 126 et
marguilliers en i573, et l'arrêt de i585 en ce qu'il précise pour la plupart des immeubles les origines de propriété.
lo^De la fin du xvi° siècle, il faut ensuite descendre jusqu'en octobre i632 pour trouver un état complet du fief de la marguillerie. Cet état s'offre à nous sous forme d'un cueilleret conservé dans le carton S 833.
1 1° Une autre recension générale du fief est fournie par une déclaration présentée à la Chambre du Trésor le 28 février 167 1 et conservée dans le même carton.
120 Les registres S 864 n^s 2 et 3, qui se font suite l'un à l'autre, contiennent la copie intégrale, avec formules d'ensaisinement, des actes de ventes concernant les immeubles sis dans le fief depuis 1674 jusqu'en 1786.
i3o Le registre S 864 n^ i est un livre des recettes du temporel de la marguillerie, de 1707 à 1768; à la fin sont transcrits deux actes de vente et d'ensaisinement de 1789 et 1790.
140 Le carton S 853 contient encore un cahier, rédigé vers 1707, dans lequel les marguilliers ont réuni, sous le nom de chacune des maisons comprises dans leur fief, tous les renseignements utiles pour la perception des droits seigneuriaux : désignation de l'immeuble, nom du propriétaire, origines de propriété, montant des droits, arrérages dus, date des dernières déclarations passées parles détenteurs, etc. Ce cahier est intitulé Mémoire pour servir de Cueilleret^ c'est par ce dernier mot que nous le désignerons lorsque nous aurons à nous y référer.
i5° Le 26 septembre 1725, les marguilliers André Bilain, Simon Foënard , Jean Beschepoix et Jean Dion passèrent déclaration de leurs biens devant les députés et syndics du clergé de France, conformément aux édits de décembre 1691 et d'octobre 1703. Ce document, conservé dans le carton S 852, est peu explicite pour le fief, qu'il ne décrit pas, mais il est beaucoup plus détaillé à l'égard des rentes constituées.
16° Nous mentionnerons enfin, dans le carton S 1 121, un projet ou une minute d'aveu sans date présenté par les marguilliers Joseph de Sobrecassas, Etienne-Denis Hauduroy, Charles Angar et Charles Barbie à l'archevêque Christophe de Beaumont. Cette pièce se réfère dans le préambule à un acte de foi et hommage du « 23 décembre dernier » , acte qui est du 23 décembre 1776; l'aveu est donc de peu postérieur.
A côté de ces documents qui concernent l'ensemble du fief, il en existe d'autres remontant quelques-uns jusqu'au milieu du xiii^ siècle, et formant, à partir du xvi^, une série à peu près ininterrompue, pour chaque maison, de titres seigneuriaux : actes de ventes, baux, formules d'ensaisinement, déclarations passées par les détenteurs d'immeubles, quittances, pièces de procédure, sentences judiciaires ou arbitrales. Ces pièces variées sont, les plus anciennes, transcrites dans les cartulaires de Notre-Dame ou dans le manuscrit nouv. acq. fr. 21246, les autres conservées en original ou en copie dans les cartons S 852 et 853 des Archives nationales. Quelques-unes, qui ne nous sont pas parvenues, sont analysées dans des inventaires de titres : inventaire des chartes et vidimus, transcrit dans les manuscrits des statuts, « déclaration des lectres originaulx touchant le fait des quatre maregliers lays de l'église de Notre- Dame de Paris », écrite au xv^ siècle et conservée dans le carton S 853 ; bordereaux de pièces produites en 1 58i et 1 585 devant la Chambre du Trésor, conservés dans le même carton.
Le temporel de la marguillerie consistait en rentes, cens et dîmes assis :
i» Sur le travers ou péage de Conflans-Sainte-Honorîne.
2° Sur des terres en culture : a) en Brie, à Noiseau, à Yerres et à Sucy ; b) auprès de Paris, à Villejuif et à Bagneux ; — c) hors la porte du Temple, à la Villette et à Savies (Belleville).
30 Sur des terrains bâtis, dans l'intérieur de Paris, sur la rive gauche de la Seine.
40 Sur des terrains bâtis, hors Paris, dans le faubourg Saint- Jacques; l'ensemble de ces derniers terrains formait le fief des Tombes.
Rente sur le travers de Conflans.
En vertu d'un usage réputé déjà très ancien, au début du xiii^ s., le marguillier de Notre-Dame, alors qu'il était seul de son emploi, c'est-à-dire avant 1204, avait droit, pour chaque mariage célébré à Paris, à des plats de victuailles ou fercula offerts par les nouveaux mariés. C'était là une survivance des temps où, dans la modeste bourgade qui devait devenir Paris, le gardien de la principale église avait sa place marquée à tous
les repas de noces. Au début du xiii^ siècle, les fercula s'étaient transformées en une redevance pécuniaire, non tarifée, et dont le montant correspondait aux facultés imposables des nouveaux époux et à l'étendue des exigences des marguilliers. Aux conjoints du commun, on demandait en moyenne 3 sous; avec les pauvres, on se contentait quelquefois à moins, mais on cherchait une compensation auprès des riches. Il y avait là un abus dont souffraient les gens de Paris; les riches étaient exploités et, si modeste que fût la contribution imposée aux pauvres, elle était encore onéreuse pour leurs faibles moyens.
En 1227, les bourgeois de Paris saisirent l'évêque et le Chapitre des doléances provoquées par les fercula des marguilliers. Pour libérer leurs concitoyens de cette antique et arbitraire redevance, les bourgeois rachetèrent les fercula moyennant une rente. Il existait alors dans la seigneurie de l'évêque, à Gonflans- Sainte- Honorine, un très important péage, ou travers, dont les revenus avaient été aliénés par les propriétaires du fief. Les bourgeois de Paris plaçaient volontiers leurs capitaux en rentes sur le travers de Conflans; les plus riches d'entre eux, les Barbete, les Flamand, les Lorsain, les Popin, les Arrode achetaient aux gens de petite noblesse, aux La Boissière, aux Villiers, aux Mareuil, aux d'Andely, aux Gonesse des parts de rente sur Gonflans^ que ceux-ci avaient obtenues soit de l'évêque, soit des Beaumont et des Montmorency. Nous avons eu l'occasion plus haut d'exposer à quelles spéculations se livrait, au milieu du xiii^ siècle, le marguillier Mathieu Boniface sur les rentes de Gonflans. G'est sur le travers de Gonflans que les bourgeois acquirent, partie de l'un d'entre eux, Guillaume Barbete, partie de Pierre de Gonesse, une rente de 40 livres 2, dont 3o livres furent constituées à titre per-