Guérard, passim
2. 3o 1. de Guillaume Barbete et 10 1. de Pierre de Gonesse. Guillaume Barbete, vers 1 197-1208, rendait hommage à l'évêque pour trois rentes : la première de i5 1., la seconde de 10 1., la troisième de 100 s. ou 5 1.; en mars 1225, il acquérait encore i5 1.; en juillet 1228, il ne rendait plus hommage que pour 10 1. d'une part et 100 s. ou 5 1. de l'autre; il avait donc aliéné entre temps deux rentes de i5 1.; ce sont évidemment les 3o 1. qu'il céda à ses concitoyens pour constituer les 40 1. du rachat de la fercula. Plus tard, Guillaume Barbete racheta d'autres rentes sur Conflans, notamment 8 1. 10 s., qui passèrent à son fils Jean, puis aux
pétuel au marguillier de Notre-Dame^ et lo livres retenues par l'évêque comme seigneur de Conflans-Sainte-Honorine à titre de droit d'amortissement^. La charte épiscopale dans laquelle cette opération fut consignée ne dit pas quelle mise durent faire les bourgeois de Paris pour la réaliser, mais il est facile d'arriver à cet égard à une estimation approximative. Si l'on prend pour base d'évaluation les prix de vente et d'achat dans les opérations que fit vingt ans plus tard Mathieu Boniface, on arrive à un capital variant entre 800 livres et 52o livres. Les fercula furent supprimées, les auteurs du rachat ayant expressément renoncé à exercer ce droit à leur tour, et la rente de 3o livres, assise sur le travers de Gonflans, fut annexée au fief de la marguillerie; elle y demeura jusqu'en 1790. Ce n'est pas ici le lieu d'insister sur l'intérêt considérable qu'offre pour l'histoire des origines de la municipalité l'opération réalisée par des bourgeois de Paris en 1227 , il nous suffira de faire remarquer qu'elle constitue une mesure d'intérêt général prise à grands frais par des représentants de la collectivité parisienne quarante ans avant l'époque où la corporation des marchands de l'eau commence à s'ériger en pouvoir municipal.
La seigneurie de Gonflans, premier fief du domaine de l'évêché de Paris, appartenait, aux xi^, xii^ et xiii^ siècles, aux Beaumont, soit seuls, soit en partie avec les Montmorency. Des Montmorency, elle passa au xv^ siècle aux La Trémoille^, puis
héritiers de celui-ci, qui en rendaient encore hommage en 1267 (Guérard, passim).