SCÈNE IV
CÉCILE
C'est un duo de sympathie, Où chaque époux fait sa partie; Et Ton obtient l'accord parfait,
Quand de l'harmonie,
La règle bénie
N'est jamais bannie.
ENSEMBLE
Voilà le secret, Oui, croyez-le, c'est Un moyen parfait Pour être, à tout âge, Heureux en ménage, Voilà le secret!
COURCHAMP
Nous sommes charmants!
CÉCILE
Dis donc? as-tu pensé à madame de Mareuil dans tes acquisitions?..
COURCHAMP
Madame de Mareuil? pourquoi faire?
CÉCILE
Mais c'est que son mari m'a envoyé ce matin un délicieux coffret, tiens regarde*.,, je crois qu'elle serait très-piquée si tu ne lui portais pas quelque chose...
COURCHAMP
Ah! que c'est assommant!., comment ce nigaud de Mareuil ; mais c'est que je lui avais dit... le voilà bien avancé, il va encore falloir jeter trente ou quarante francs par la fenêtre!..
CÉCILE, riant.
Oh! va ce n'est pas perdu... il passe toujours quelqu'un.
COURCHAMP
Pardieu !
CÉCILE
Eh bien, mon petit Anatole, tu y penseras, n'est-ce pas?., c'est indispensable!..
Tu crois?
CÉCILE
Oh! il le faut! (EUeremoote*.)
COURCHAMP
Où vas-tu ?
CÉCILE
Donner quelques ordres pour le dîner.
COURCHAMP
Ne fait rien faire de plus... je lui ai dit... il est prévenu... c'est sans façon... ainsi!..
* Cour. Gé.
CÉCILE
Non; mais enfin, je désire que ce soit convenable... et quant a madame de Mareuil... il le faut, je t'assure!., il le faut. (Elle
sort par la gauche.)