MADAME JACQUES HAUSSMANN
Voici ce que nous adresse une amie de M mc Haussmann, nous ne croyons pas devoir y rien changer.
« M mc Jacques Haussmann, bien que de nationalité russe, a toujours habité la France.
Son père, M. de Poggenpohl, après avoir rempli de hautes fonctions diplomatiques, avait, sous rinspiration du czar, fondé, en France et en Belgique, le journal le Nord, organe de la chancellerie russe, dont l'autorité et l'influence ont été très considérables. Quand les raisons politiques qui avaient motivé cette création eurent perdu de leur importance, M. de Poggenpohl, nommé conseiller d'État, fut autorisé par l'empereur de Russie à continuer à résider à Paris où il s'était installé avec sa famille et où il est mort, il y a quelques années, laissant trois filles dont l'aînée, M mc de Berg, est mariée à Riga. La plus jeune est retournée à Saint-Pétersbourg et la seconde, Hélène, avait épousé M. Haussmann.
Très appréciée et très recherchée dans les salons dont les relations de son père lui avaient ouvert largement les portes, M n ° Hélène de Poggenpohl, par l'amabilité de son caractère et les qualités de
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Femme d'intérieur plus parfaite encore que femme du monde, elle conciliait avec les exigences mondaines tous les devoirs du foyer, d'autant plus aisément qu'elle poussait jusqu'au fanatisme son amour pour son mari et son adoration pour son
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Elle était l'àme de cette maison si gaie, si vivante avec elle, et où il ne reste plus maintenant qu'un homme brisé par la douleur et un orphelin de huit ans.
de la fortune, la seule consolation qui puisse exister se trouve dans la foi, dans l'espérance des joies éternelles.
Voilà pourquoi elles s'occupaient d'apostolat en même temps que de charité.
Leurs prédilections étaient pour les œuvres militaires.
Elles compatissaient au sort de ces jeunes conscrits jetés à vingt ans au milieu de dangers plus redoutables encore que les balles de l'ennemi.
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