‹ Les martyres de la ChariteChapitre 32 sur 38 · LA COMTESSE SABINE DE VALLIN · texte numérisé non relu

LA COMTESSE SABINE DE VALLIN

H Ito Hélène-Louise- Sabine de Vallin était le quatrième enfant de Léonard-Antoine de Vallin et de Clotilde-Marie de Lagniehe* - •

Henry, frère de M 11 * de Vallin, mourut dès* Tige de dix-huit mois* Ses deux sœurs devinrent, rainée, la marquise de Virieu, la seconde,, la oom* tesse de Lastic.

Donc, avec M 119 Sabine, disparaît ce nom 4e Vallin, qui tint une large place dans l'histoire locale des Dombes.

Cette famille était venue se fixer dans la principauté, par suite du mariage de Guy de Vallin, avec Urbaine de Khodes-Challes, qui lui apportait en dot le château de Challes.

Auparavant, les Vallin étaient établis près de la Tour-du-Pin, sur la terre de leur nom.

Deux des ancêtres de M 110 Sabine allèrent à la croisade. L'un, Guillaume, fut tué devant Saint- Jean-d'Acre, en 1192.

Parmi leurs descendants, Ton trouve des capitaines valeureux, seize abbés ou prieurs, dix chevaliers de Malte et plusieurs chanoines.

On y rencontre aussi des témoignages d'une

* Ne savait-elle pas que a Par le courage on monte & la gloire».

Elle n'avait garde, la magnanime demoiselle, d'oublier la fière devise de sa famille»

A Paris, M ,u> de Vallin continuait ses occupations charitables, elle visitait les pauvres, elle s'attachait surtout aux malades.

L'on nous conte d'elle ce trait charmant :

Une pauvre fille abandonnée gisait sur un misérable grabat. C'était surtout la faim qui la tuait. Amenée par la sœur de charité, qui avait découvert cette misère, M 11 * de Vallin se rendit aussitôt compte de la situation.

Son cœur généreux s'ouvrit tout grand.

Sa bourse suivit.

Mais ce n'était pas tout! La malade n'avait pas la force de descendre ses six étages.

M 11 * de Vallin n'était pas embarrassée pour si peu.

Elle congédia la sœur que ses devoirs appelaient ailleurs; peu après elle sortait aussi, annonçant son prompt retour.

En effet, un quart d'heure s'était à peine -écoulé, qu'elle reparaissait, tenant à sa main un superbe pot-au-feu.

Elle rapprocha les charbons éteints du foyer, les ralluma, avisa une marmite et se mit en devoir de la faire bouillir.

Dans sa précipitation, elle avait oublié les légumes. La malade, que quelques bouchées de pain avaient un peu ranimée, ne lui ménagea pas les reproches.

Femme avait repanda de nombreux bienfaits, mie

messe solennelle Tut dite dans l'église paroissiale, sur l'initiative du respectable curé.

W" de Vatlin a assuré par son testament, l'avenir de ceux qui l'avaient fidèlement servie.

M n * DE VATIMESNIL

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