MADAME DE VATIMESNIL
Une perle de notre joyau !
M mo de Vatimesnil était née Étiennette-Marie - Isabelle Maison. Elle *tait la petite fille du maréchal marquis Maison, pair de France.
Elle choisit pour époux M. Albert de Vatimesnil, dont le père avait été ministre et qui, de tous points, était digne du choix dont il avait été l'objet.
Malheureusement M. de Vatimesnil mourut prématurément.
À trente ans, M me de Vatimesnil était veuve.
Et elle n'avait pas d'enfant !
Sa douleur fut si vive qu'on craignit pour sa vie.
Mais Dieu lui inspira un sublime dévouement.
Très pénétrée de la doctrine de l'Église au sujet de l'union des âmes, elle promit de consacrer tout son temps, toute sa fortune, au bonheur éternel de l'âme qui lui était chère.
Elle connut alors le calme.
Elle bâtit d'abord, près de son château d'Ëtrépa gny,un magnifique couvent où elle appela les religieuses dominicaines de Sainte Catherine de Sienne.
— Elle ne m'eût pas quitté, elle — disait-il. — Je ne la quitterai pas.
Et il pria auprès d'elle pendant deux longues nuits.
Autre fait touchant.
Aux funérailles de M ,u de Villenoisy, on put voir un jeune homme venu de loin pour lui rendre un dernier hommage.
C'était un de ses protégés; elle l'avait soutenu, encouragé, elle lui avait ouvert une carrière rémunératrice.
— Elle a été ma première protectrice, à Paris, disait ce jeune homme, je ne puis l'oublier.
Depuis le jour de l'horrible catastrophe, la famille de M lld de Villenoisy ne cesse de recevoir des témoignages de sympathie venus de toutes parts.
Il en arrive de tous les coins de la France, de l'étranger même, de partout enfin où le nom de la trésorière de l'Œuvre Saint-Michel était connu et aimé.
Les plus humbles, comme les plus augustes, sont reçus avec les mômes sentiments de gratitude.
Ils sont un hommage à la chère morte.
Us ne sont pas une consolation.
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furent sauvés; mais la pauvre mère ne put les rejoindre.
Le lendemain, on retrouva quelques vêtements à moitié carbonisés. Ils enveloppaient les tristes restes de celle qui les avait portés et dont, par eux, on put établir l'identité.
Les obsèques de M me Yimont prouvèrent combien elle est regrettée dans sa paroisse.
On y voyait les jeunes filles des patronages, les enfants des écoles et des délégations des sociétés de Secours mutuels.